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RAISON DE L’OPPOSITION ACHARNEE CONTRE LE FEDERALISME

biyapaulAU CAMEROUN, LE POSTE DE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE EST CELUI D’UN MONARQUE A QUI TOUT LE PAYS APPARTIENT

L’OCCUPANT DU POSTE EST UN SERVITEUR DE LA FRANCE, DONT IL BENEFICIE DU SOUTIEN ARME, ET PEUT TOUT SE PERMETTRE, Y COMPRIS VOLER TOUT CE QU’IL VEUT ET TUER QUI IL VEUT, EN TOUTE IMPUNITE

CELUI QUI L’OCCUPE DEFENDRA PAR TOUS LES MOYENS L’HYPERCENTRALISATION

LES CANDIDATS DE LA (FAUSSE) OPPOSITION S’OPPOSENT AUSSI AU FEDERALISME PARCE QU’IL VEULENT REMPLACER BIYA ET JOUIR EUX AUSSI DES AVANTAGES ENORMES DE CETTE HYPERCENTRALISATION

kamto-mauriceRAISON POUR LAQUELLE VOUS VOYEZ QUE LEURS PARTIS SONT (CURIEUSEMENT) ABSENTS SUR LE TERRAIN, DEPUIS QUE LES ANGLOPHONES SE BATTENT ET SONT TUES A BAMENDA, BUEA, KUMBO ET D’AUTRES VILLES DU SOUTHERN CAMEROON

LE FEDERALISME RENDRA LE CAMEROUN REELLEMENT INDEPENDANT, EN LE SORTANT DES GRIFFES DE LA FRANCE, ET EN TRANSFERANT UNE GRANDE PARTIE DE CES POUVOIRS MONARCHIQUES AUX MAINS DES NOUVEAUX ETATS FEDERES

LE REGIME BIYA ET LA FAUSSE OPPOSITION OFFICIELLE ACTUELLE SONT CONTRE LE FEDERALISME QUI METTRA FIN A LEURS AMBITIONS DE VOLEURS ET D’OPPRESSEURS DU PEUPLE

Les pouvoirs monarchiques se caractérisent par la concentration extrême de tous les pouvoirs de l’État entre les mains d’un seul individu. La constitution du 18 janvier 1996 donne les pouvoirs excessifs suivants au président de la république du Cameroun:

  • Le président de la république nomme le président de l’assemblée nationale, le président du sénat, le président et les membres de la cour suprême, du conseil constitutionnel, de la haute cour de justice et du conseil économique et social,
  • Article 8, il représente l’État, est le chef suprême des armées, chef suprême de la magistrature, accrédite les ambassadeurs, promulgue les lois, exerce le pouvoir réglementaire, saisit le conseil constitutionnel, crée et organise les services publics, nomme aux emplois militaires et civils, peut dissoudre le parlement, etc.,
  • Article 9, il bénéficie des pouvoirs spéciaux de gouverner par décrets ayant force de loi y compris la déclaration de l’État d’exception,
  • Article 10, il nomme le premier ministre,
  • Article 14, il convoque et est consulté sur les réunions du parlement,
  • Article 15, il peut demander à l’assemblée nationale de proroger son mandat présidentiel par une loi,
  • Article 19, il peut demander une seconde lecture les lois adoptées par l’Assemblée nationale,
  • Article 20, il nomme 3 parmi les 10 sénateurs de chaque région,
  • Article 24, il peut demander une seconde lecture des lois adoptées par le sénat,
  • Article 25, il a l’initiative des lois,
  • Article 28, il peut imposer ses propres lois par voie d’ordonnances,
  • Article 30, il promulgue les lois adoptées par le parlement,
  • Article 36, il peut soumettre les projets de loi au referendum,
  • Article 37, il nomme et sanctionne les magistrats,
  • Article 43, il négocie et ratifie les traités et accords internationaux,
  • Article 51, il nomme les 11 membres du conseil constitutionnel qui juge de la constitutionalité des lois et veille à la régularité des élections dont il proclame les résultats,
  • Article 53, il peut organiser la haute cour de justice qui juge le chef d’Etat pour haute trahison et les membres du gouvernement pour complot contre la sûreté de l’État (mais Paul Biya ne l’a pas fait et n’a pas ratifié le traité de Rome créant la CPI),
  • Article 54, il est le seul à saisir le conseil économique et social,
  • Article 58, il nomme les délégués des régions,
  • Article 59, il peut dissoudre le conseil régional,
  • Article 60, il peut destituer les membres du conseil régional,
  • Article 62, il peut redessiner la carte des communautés et des régions,
  • Article 63, il peut initier la révision de la constitution.

ET C’EST LE “ROI FAINEANT” ET VACANCIER ACTUEL QUI EST SUPPOSE ASSUMER TOUTES CES FONCTIONS!

EH BIEN, IL EST INCAPABLE DE LE FAIRE, ET A LAISSE FAIRE SES “ELITE”, POUR ABOUTIR AU CHAOS ACTUEL MARQUE PAR L’APPAUVRISSEMENT SANS CESSE DU CAMEROUN ET DES CAMEROUNAIS

LE CAMEROUN SE VOIT ENCORE IMPOSER LES PROGRAMMES D’AJUTEMENTS STRUCTUREL, APRES 20 ANS DE LEUR APPLICATION JUSQU’AU CONSTAT DE LA FAILLITE DE L’ETAT EN 2006

MEME LA FAUSSE DECENTRALISATION DE CETTE CONSTITUTION DE 1996 LUI FAIT PEUR, ET IL NE L’A PAS MISE EN APPLICATION

ekane-anicetLes candidats à la course pour la succession de Paul Biya, dans les conditions institutionnelles actuelles, sont en effet plus animés par la cupidité, la soif de domination, l’orgueil, sinon les intentions de vengeance, que par une réelle volonté d’apporter le bien-être général qu’attend le Cameroun. Il supportent la constitution de 1996 qui leur assure pleine satisfaction de leurs appétits personnels, et s’opposent à la constitution fédérale de 1961 qui ne leur offre pas une telle possibilité.

Une succession sans changement de la très mauvaise constitution de 1996 actuelle pourra aboutir à la guerre et à l’éclatement. Car la succession par les urnes, avec la machine des fraudes et des forces armées actuellement entre les mains de Paul Biya, personne d’autre ne peut gagner le poste royal par les urnes. Deux seules possibilités restent au Peuple souverain: (1) l’insurrection populaire jusqu’à la paralysie de l’appareil étatique et la démission du président et du gouvernement, ou (2) le renversement du régime par les armes.

fru-ndiLes anglophones ont entamé une insurrection populaire, et le régime leur répond par la répression armée pour les inviter à répondre par les armes en retour. Mais à force de les tuer et violer leurs droits humains, les anglophones recevront, de la part des âmes sensibles du monde, l’aide armée et financière dont ils ont besoin pour, non plus obtenir le fédéralisme qu’ils demandent actuellement pour le bien de tous les camerounais, mais la sécession et la mise en place par la force de leur État indépendant.

La centralisation et l’accumulation des pouvoirs d’État entre les mains d’un seul individu sont porteuses des abus de tout genre, du chaos institutionnel, de l’instabilité, de l’insécurité préfigurant un éclatement dans une guerre civile. La lutte pour le siège du président de la république tout puissant sera toujours âpre, violente, et mortelle. Le fédéralisme est la solution en main pour y mettre fin.

Ndzana Seme, 06/01/2017

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