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STRATEGIE DU REGIME FRANÇAFRICAIN DE PAUL BIYA

STRATEGIE DU REGIME FRANÇAFRICAIN DE PAUL BIYA:
AVALER, ASSIMILER, ET EFFACER LA SPECIFICITE ANGLOPHONE, AFIN DE MAINTENIR LE CONTROLE FRANÇAIS SUR LE RICHE SOUS-SOL DE L’ANCIEN BRITISH CAMEROON

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Pour banaliser le problème anglophone, pourtant créé de toute pièce par son maître Paul Biya, le ministre de la justice Laurent Esso a eu recours à l’argument idiot classique de l’antériorité, en disant:
“”Quand les Allemands quittaient le Cameroun en 1918 après leur défaite militaire lors de la 1ère guerre mondiale, qui était “anglophone” qui était “francophone” en ce moment là?? Quand nous chantons “O Cameroun berceau de nos ancêtres”, nos ancêtres étaient-ils “anglophones” ou “francophones”?”
Ainsi donc, pour cet avocat du diable, c’est plutôt le Kamerun allemand que nous devons prendre pour référence pour accepter La République du Cameroun, que Paul Biya réinstitua en 1984 à travers son escroquerie politique de “révision constitutionnelle”.
Mais à antériorité, il y’a toujours une autre antériorité, et l’on n’en finit jamais. D’abord le Kamerun allemand n’est pas le Cameroun actuel, tant le Kamerun comprenait une bonne partie du nord-est du Nigeria, une partie de l’est du Tchad et de la Centrafrique, et une partie du nord du Congo et du Gabon actuels.
Deuxièmement, avant le Kamerun allemand, il y’avait les communautés, nations et royaumes de nos ancêtres, qui furent justement conquis et soumis pour composer le territoire du Kamerun allemand. Ces communautés, nations et royaumes précoloniaux étaient des États indépendants, qui des fois formaient des alliances et d’autres fois se livraient les conflits entre eux.
Certains de ces conflits furent historiques, Laurent Esso fait bien de nous les rappeler. Avant leur décision d’explorer et de conquérir les communautés, nations et royaumes de l’intérieur du continent africain jusqu’au lac Tchad, les allemands résidaient déjà depuis des siècles dans le littoral, sur la côte atlantique où les occidentaux tenaient des exploitations agricoles et des commerces.
L’un de ces commerces était le commerce triangulaire transatlantique des esclaves. Et les tribus et royaumes côtiers, dont notamment les Bakweri, les Douala (ancêtres de Laurent Esso), les Batanga, et les Bulu (ancêtres de Paul Biya), corrompus par les esclavagistes occidentaux, sont justement ceux qui terrorisaient et capturaient les esclaves dans les communautés, nations et royaumes de l’intérieur, pour les vendre aux esclavagistes occidentaux, contre pagnes, chapeaux, fusils, sel, rhums et vins. Au nord, depuis le dixième siècle, les royaumes haoussa et foulbé terrorisaient de même les tribus environnantes pour capturer les esclaves et les vendre aux arabes.

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Il n’est donc pas étonnant que lorsqu’il fallait choisir les pions locaux pour poursuivre la colonisation française au Cameroun sous la forme d’un État faussement indépendant, le général Charles de Gaule et les réseaux Foccart (rebaptisés la Françafrique) n’aient pas trouvé mieux qu’un foulbé et un bulu. De Gaule est celui qui a demandé à ces présidents fantoches de faire en sorte que l’ancien territoire du British Cameroon, le Southern Cameroons actuel comprenant les provinces du sud ouest et du nord ouest, soit avalé et soumis par le Cameroun oriental francophone.
De Gaule tenait surtout à ce que la France contrôle les puits pétroliers qui se trouvent sur l’ancien territoire du British Cameroons, qu’exploitent effectivement aujourd’hui de nos jours Total et d’autres entreprises françaises. Les réseaux Focart ou Françafrique furent créés par de Gaule pour contrôler le pétrole du golfe de Guinée, une ressource dont la France ne dispose pas. C’est ainsi qu’à coté du Southern Cameroons, la France fomenta, finança et approvisionna la guerre du Biafra, avec plus d’un million de personnes mortes aux combats et de famine. Pour le contrôle français du pétrole.

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Paul Biya et Laurent Esso ne sont rien d’autres que les pions de la Françafrique, qui ont pour mission maintenir le sous-sol de l’ancien British Cameroon sous le contrôle de la France. Leur stratégie, avec leur La République du Cameroun (ancien nom du Cameroun occidental francophone) consistait, à l’aide des escroqueries politiques du 20 mai 1972 et de la “révision constitutionnelle” de 1984, d’avaler, d’assimiler, et de faire disparaître la spécificité anglophone, afin de maintenir la domination de la France sur les deux territoires.

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N’oublions jamais que la lutte des anglophones est en réalité la lutte pour la libération de l’ancien territoire du British Cameroon du contrôle de la Françafrique. Les camerounais francophones, y compris les fameux panafricanistes, veulent également que le Cameroun se libère des griffes esclavagistes et paupérisantes de la Françafrique. A la fin, les camerounais francophones et anglophones ont des ennemis communs, à savoir Paul Biya, son régime françafricain et la France. Les deux communautés doivent s’unir dans la lutte pour l’indépendance véritable du Cameroun.
[Images des maîtres français et de leurs pions présidents camerounais:
(1) Ahmadou Ahidjo et Charles de Gaulle, (2) Paul Biya et François Mitterand; (3) Paul Biya et François Hollande, et (4) Paul Biya et François Fillon, le potentiel futur président français dont Paul Biya a déjà contribué financièrement au financement de la campagne]
par Ndzana Seme, 11/28/2016

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