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Le régime Biya et ses “Ministres Fructificateurs”, jumeaux à la tête de l’État des Feymen Multiplicateurs

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Le trait commun et visible entre les deux personnages – feyman multiplicateur (des faux billets de banque) et ministre fructificateur – est qu’ils sont tous partis du néant, et ont ensuite connu une fortune matérielle aussi subite que miraculeuse; les uns en abusant de la cupidité naïve de leurs victimes, les autres en se servant impunément dans les caisses de l’Etat, au détriment de la collectivité nationale. En fait de fructification, aucun d’entre eux ne peut fournir la preuve d’un éventuel héritage venant des parents. Une guerre fraternelle entre Ze Meka et Mebe Ngo’o fut elle-même orchestrée par Paul Biya, le spécialiste hors pair en matière de liguer frère contre frère, en encourageant chacun à accuser l’autre auprès du chef d’État, pour ensuite pêcher dans l’eau trouble du “kongossa” et de l’atmosphère des rumeurs dont il est l’instigateur. C’est ainsi que, pour obtenir ses faveurs actuelles aux cotés de Paul Biya, Edgar Mebe Ngo’o avait non seulement livré son grand frère Rémy Ze Meka, mais surtout Polycarpe Abah Abah, pour avoir le poste de Mindef et prétendre aujourd’hui être le meilleur successeur de Paul Biya au sein du “G Bulu”.

Entre sectes, réseaux multiformes, crimes rituels et leur cohorte de trafics d’organes, le régime trentenaire du renouveau nous a habitués à toutes sortes de phénomènes sociaux!

Pour ce qui est de l’argent, nous avons connu le Feymen Multiplicateur, véritable Robin des Bois contemporain ou exécrable voleur, selon qu’on est admirateur (Ah oui!) des brigands ou victime des brigands. A l’occasion de cette fin de règne, ainsi que de l’approche d’un passage de relais inévitable, voici que surgit une espèce inédite: Le “Ministre Fructificateur” (selon une terminologie appropriée, propre à Léon Messi, un maçon vivant à Chicago aux États-Unis, défenseur du régime Biya sur la base des affinités tribales).
Le trait commun et visible entre les deux personnages – feyman multiplicateur (des faux billets de banque) et ministre fructificateur – est qu’ils sont tous partis du néant, et ont ensuite connu une fortune matérielle aussi subite que miraculeuse; les uns en abusant de la cupidité naïve de leurs victimes, les autres en se servant impunément dans les caisses de l’Etat, au détriment de la collectivité nationale.
Le rapport avec le contexte est que, impunité aidant, et en dépit de toutes les évidences, des personnalités éminentes du régime de Paul Biya se sont lancées depuis peu dans une entreprise de charme autant que de bluff, relayée par des individus sans doute rémunérés (pour ne pas dire corrompus), pour se donner une virginité morale et éthique qu’ils sont loin d’avoir, et se positionner dans l’optique de la succession a la tête de l’Etat. Évidemment pour eux, le Cameroun de Paul Biya n’est rien d’autre qu’une monarchie héréditaire.
En fait de fructification, il est important de savoir qu’aucun d’entre eux ne peut fournir la preuve d’un éventuel héritage venant de parents pourtant connus comme humbles, pour ne pas dire pauvres, bien que respectables. Ils n’ont pas non plus multiplié les tours de passe-passe comme les Feymen, mais plutôt les coups de pioche dans la fortune publique. A ce titre, ils ne sont pas moins multiplicateurs que les autres; à la base, la multiplication n’intervenant que par la suite.
Enivrés qu’ils sont par leur soif de pouvoir, ils ont oublié que le Cameroun est un pays somme toutes petit, où tout le monde se connait plus ou moins, et où nous savons tous qui nous sommes les uns les autres, et d’où nous venons!
Tout ce qu’un observateur averti pourrait y voir à la fin n’est que la manifestation d’une volonté rampante de ces dépouilleurs de la fortune publique de réécrire l’Histoire de notre pays.
Il y a une quinzaine d’années de cela, c’est le père Medjo Akono Marcel (ancien gouverneur de feu Ahmadou Ahidjo originaire de Sangmelima, que Paul Biya avait abandonné avant de lui donner il y’a seulement cinq ans en cadeau le poste inutile d’ambassadeur itinérant) qui disait autour de lui à Paris sur le ton de la confidence que le Président Paul Biya avait donné carte blanche à Edgar Alain Mebe Ngo’o, afin que ce dernier “laisse sa trace” (un terme de la haute sphère étatique du Cameroun qui veut dire accumuler ou construire une fortune personnelle, ceci en usant de tous les avantages de son poste à la fonction publique).

Il est difficile de croire que ce soit le président Biya qui ait confié cela à Medjo Akono, mais plutôt et sans aucun doute Mebe Ngo’o lui-même, qui avait alors déjà commencé à user de trafic d’influence, afin de légitimer devant les regards indiscrets les exactions qu’il avait commencé à commettre, et qui l’avaient amené à faire assassiner le journaliste Jules Koum Koum pour avoir ouvert une enquête sur les origines de sa fortune.

Car d’héritage matériel, le père de Edgar Mebe Ngo’o n’en avait laissé à ce dernier aucun de significatif. Ceci nous rappelle Rémy Ze Meka, cousin de Mebe Ngo’o de Zoétélé, alors ministre de la défense, qui avait en son temps déclaré qu’il avait pris sur lui et à ses frais exclusifs de restaurer la case du père de Mebe Ngo’o située à Nkol-Fong et à l’époque menacée de ruine.

Rémy Ze Meka fut ainsi le bon samaritain de sa famille, car à l’époque les biens matériels d’Edgar Alain Mebe Ngo’o n’étaient pas ce qu’ils sont aujourd’hui. Ze Meka l’avait alors révélé au moment de la guerre intestines entre les deux frères!

Cette guerre fraternelle entre Ze Meka et Mebe Ngo’o fut elle-même orchestrée, comme d’habitude, par Paul Biya, le spécialiste hors pair en matière de liguer frère contre frère, en encourageant chacun à accuser l’autre auprès du chef d’État, pour ensuite pêcher dans l’eau trouble du “kongossa” et de l’atmosphère des rumeurs dont il est l’instigateur. Afin de se nourrir du sang de l’amertume et même de la mort de l’un des frères, pendant qu’il remplace le malheureux à son poste ministériel par son cancanier de frère. Paul Biya fait aussi exécuter de telles guerres fraternelles dans la sorcellerie, où les victimes sont sacrifiées à lui et à ses démons personnels.

C’est ainsi que, pour obtenir ses faveurs actuelles aux cotés de Paul Biya, Edgar Mebe Ngo’o avait non seulement livré son grand frère Rémy Ze Meka, qui ronge actuellement son frein dans l’oubli du roi de Mvomeka’a et l’anxiété de l’attente de la mauvaise nouvelle de sa convocation dans le cadre de “l’épervier”. L’une des victimes notables de Mebe Ngo’o dans son village de Zoétélé, c’est Polycarpe Abah Abah. De sorte que, d’après plusieurs sources, Mebe Ngo’o est la personne la plus haïe actuellement à Zoétélé.

Et tout ceci se passe comme s’il n’y avait pas un aîné, un doyen d’âge parmi les Fong de Zoétélé qui gravitent autour de Paul Biya. Il y’en a pourtant un, c’est le général René Meka, grand frère de Rémy Ze Meka, du commissaire divisionnaire Léon Mbia Meka en charge d’Interpol, et du commandant de Gendarmerie de Douala, le colonel Meka Meka qui avait mené le massacre des jeunes manifestants à Douala en février 2008.

Car, autant quand Léon Mbia Meka faillit être renvoyé en prison (après avoir longuement séjourné à la prison de Tcholliré du temps d’Ahidjo) par un tissu de mensonges de feu Jean Fochivé, que quand Ze Meka et Mebe Ngo’o étaient en furieuse guerre fraternelle, le général René Meka n’avait pas levé le petit doigt pour sauver la tête de quiconque parmi ses frères.

Pourtant ces Meka sont tous des parents de feu Jeanne-Irène Atyam… qui se sont tous ralliés à Paul Biya, et forment aujourd’hui l’ossature armée du “G Bulu”, un groupe tribal qui compte mettre le Cameroun à feu et à sang si jamais une personne de tribu autre que bulu succède à Paul Biya. C’est ce G Bulu qui a poussé Paul Biya à introduire une loi anti-terroriste traitant le citoyen camerounais manifestant contre le régime Biya de terroriste au même titre que Boko Haram, c’est-à-dire bon à être tué.

Par Ndzana Seme, 21/12/2014

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