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Des Camerounais de la diaspora sont impliqués dans ce trafic des nourrissons – Dr. Vincent-Sosthène Fouda

Dans les groupes sociaux du Cameroun, l’enfant a toujours été la richesse du pauvre et non sa marchandise… Ce sont des camerounais qui sont installés ici aux USA qui viennent au Cameroun « prendre » des enfants dans leurs familles, nièces neveux et autres, c’est ce que j’appelle une maternité de substitution qui consiste à retirer de l’acte de naissance d’un enfant le nom de ses parents père et mère pour les remplacer par d’autres… La seconde pratique est que les enfants sont vraiment arrachés à leur maman biologique pour être véritablement vendus et un pays comme les USA qui a connu l’esclavage et est très sensible à toute traite humaine… Oui, je serai présent à mon procès (du 8 mai prochain)… L’enfant de Vanessa est en vie et est au Cameroun. Il n’y a donc pas de raison qu’il ne lui soit pas remis. Maintenant il faut à la fois une volonté politique et une volonté populaire pour le moment nous n’avons ni l’un ni l’autre.

 

Le docteur Vincent-Sosthène Fouda est universitaire enseignant de sociologie, diplômé de l’Ecole de Journalisme de Lille, diplômé de Sciences Politiques et diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Sciences de l’Information et des Bibliothécaires (ENSSIB). Il fut un ami du légendaire feu Jean-Marc Ella, dont il semble poursuivre l’esprit d’amour pour la justice et la vérité, et surtout le courage frissonnant. Candidat aux dernières élections présidentielles du Cameroun en novembre 2011, l’éligibilité de cet homme d’ethnie Ekang fut écartée injustement, tout comme celle de l’écrivain et historien tout aussi Ekang, Enoh Meyomesse aujourd’hui gardé en prison pour une fausse accusation de tentative de coup d’Etat. Depuis janvier 2012, mu par pur humanisme pour voler au secours d’une jeune maman de 17 ans, Vanessa Tchatchou, qui refusait de quitter son lit d’hôpital depuis août 2011 tant que son bébé volé ne lui serait pas remis, Fouda a mis le doigt, à la suite d’une brillante enquête journalistique, sur un réseau de trafic et de traite des nourrissons, qui a des racines profondes au sommet de l’Etat du Cameroun. Dr. Fouda nous a accordé l’entretien ci-dessous après son passage au Capitol Hill à Washington, DC où a rencontré et remis un rapport à deux sénateurs américains, en présence de Nansi Pelosi, l’actuelle Minority Leader du Congrès américain.

BALTIMORE 03/30/2012 – Entretien avec Ndzana Seme, The African Independent

Ndlr 03/31/2012 Veuillez lire notre mise ou point au bas de cet entretien concernant la polemique soulevee par la photo ci-dessus

The African Independent – Qu’esperez-vous obtenir des senateurs americains ou du gouvernement americain a propos du dossier que vous leur avez soumis?

Vincent-Sosthène Fouda – Mes rencontres avec les sénateurs américains ne se traduisent pas en terme d’espoir ni d’espérance – avant de quitter le Cameroun j’avais déjà dit au peuple camerounais que les pays occidentaux sont aussi bénéficiaires du trafic des nourrissons qui se passe au Cameroun. Je suis venu ici avec un dossier étoffé de ces pratiques organisés par des camerounais et ceci à différents échelles : Ce sont des camerounais qui sont installés ici aux USA qui viennent au Cameroun « prendre » des enfants dans leurs familles, nièces neveux et autres, c’est ce que j’appelle une maternité de substitution qui consiste à retirer de l’acte de naissance d’un enfant le nom de ses parents père et mère pour les remplacer par d’autres. Les parents de substitutions deviennent les parents biologiques sans être passés par la case de la conception ni par celle de l’adoption. Ceci se fait avec la complicité des officiers d’état-civil, des magistrats etc. Les chancelleries occidentales ne peuvent pas ou alors n’ont pas souvent les moyens de lutter contre ces phénomènes. Nous même face à cette première pratique sommes souvent complices parce que l’on classe cette pratique dans le cadre de l’aide au sein de la famille. La chose devient dangereuse quand on découvre que nous sommes en face d’une véritable escroquerie à la maternité et que les nourrissons sont volés. La seconde pratique est que les enfants sont vraiment arrachés à leur maman biologique pour être véritablement vendus et un pays comme les USA qui a connu l’esclavage est très sensible à toute traite humaine. Le Cameroun s’est arrangé à vivre en marge de toutes les conventions qui régissent l’adoption internationale notamment dans la traçabilité. Ainsi donc de nombreuses familles arrivent au Cameroun et achètent des nourrissons puis régularisent leur situation une fois retournées dans leurs pays, voilà pourquoi je suis venus solliciter les sénateurs américains afin qu’ils nous aident à mettre un terme à ces pratiques.

TAI – Que répondez-vous à certains qui disent que vous ne méritez plus leur confiance parce que vous recourez a une intervention extérieure pour une affaire camerounaise, ce qui, a leur avis est un manque de patriotisme, une preuve que vous serez comme Paul Biya un autre serviteur des intérêts extérieurs?

VSF – Je ne suis pas là pour plaire, je suis là pour amener l’âme humaine à une véritable prise de conscience et celle-ci doit être collective. Il revient à la conscience collective d’établir, en l’absence de l’Etat et de ses Institutions, les limites de l’acceptable. Dans notre pays, dans les groupes sociaux du Cameroun, l’enfant a toujours été la richesse du pauvre et non sa marchandise. Voilà ce contre quoi je lutte. Je ne suis donc pas en campagne pour une élection pour chercher à plaire. Je fais cependant un effort afin d’avoir avec moi l’opinion publique. Voilà pourquoi j’explique et j’enseigne au quotidien.

TAI – Quels sénateurs avez-vous rencontrés? Pouvez-vous-nous les présenter?

VSF – Le Sénateur Ménendez Robert est le Président de la Commission des Affaires Etrangères au Sénat, c’est un Démocrate et un défenseur de la vie, un élu du New Jersey, c’est la troisième personnalité chez les Démocrates américains après Nancy Pelosi et Steny Hoyer. J’ai aussi rencontré l’honorable Frank Lautenberg, un autre élu démocrate. C’est un défenseur de la vie. Ces deux sénateurs m’ont fait l’amitié de me présenter madame Nancy Pelosi qui, au départ, n’était pas dans mon agenda.

TAI – Que leur avez-vous dit et quel document leur avez-vous soumis?

VSF – J’ai demandé leur collaboration dans la lutte contre le trafic transatlantique des nourrissons, j’ai sollicité leur intervention auprès des autorités camerounaises afin d’aider Vanessa Tchatchou à retrouver son bébé. Je leur ai donné un rapport de 45 pages dont je vous remets la substance. Maintenant j’étais aussi porteur d’autres messages sur les droits de l’homme au Cameroun, l’affaire Paul Eric Kingué et celle de monsieur Enoh Meyomesse. La liberté de la presse n’a pas été en reste, parce que j’ai vu des journalistes pourchassés dans les rues de Yaoundé, molestés par la police, qui a d’ailleurs tenté de les livrer à la vindicte populaire en criant tout simplement « Voleur, Voleur » et les populations sont sorties avec des gourdins ! C’était à Ngousso, il y a quelques semaines seulement. Comment ne pas souligner que j’ai été moi-même kidnappé par un groupe de magistrats qui m’avaient invité à déposer comme témoin, puis je me suis retrouvé en garde à vue et j’ai été molesté par un substitut du procureur !

TAI – Quel est le contenu du document que vous leur avez soumis? Pouvez-vous nous en fournir copie?

VSF – Vous le connaissez déjà, ce contenu.

TAI – Quels ont été les questions de chacun et quelles ont été vos réponses?

VSF – Une des questions a été de savoir quelle est la place des hommes dans la formation de la famille au Cameroun, parce que les sénateurs ont eu l’impression que l’homme est absent, il a fallu leur expliquer que très peu d’hommes sont présents dans la salle d’accouchement, que l’enfant n’est pas remis à ses parents, juste après la naissance. Que les traditions ont la peau dure ici.

TAI – Quelle suite chacun d’entre eux vous a-t-il promis?

VSF – C’est une action collective qui sera diplomatique, elle sera aussi judiciaire car notre souhait est que le gouvernement américain arrête Madame Bakang Mbock au cas où elle foulerait le sol américain pour participation au trafic des nourrissons. Ceci est possible. Le gouvernement camerounais sera aussi saisi mais ceci se fera sans nous, cela relève des relations entre deux Etats amis et souverains.

TAI – Quel est votre programme des rendez-vous et d’actions dans les jours et semaines à venir?

VSF – Je vais faire la même chose au Canada avec les sénateurs et députés canadiens, puis j’irai en Europe où je dois travailler pour préparer le procès du 8 mai prochain où je suis poursuivi par le ministère publique pour tentative de déstabilisation de l’Etat, mise à mal de la paix et trouble à l’ordre public, il m’est aussi reproché de m’être retrouvé devant l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Ngousso devant un attroupement, c’est d’ailleurs pour cela que des journalistes sont appelés à comparaître aussi puisque le juge a estimé que je ne pouvais pas à moi tout seul faire un attroupement.

TAI – Qui sont les leaders politiques et civils qui combattent à vos cotés au Cameroun? – Pouvez-vous-nous décrire la violence dont vous avez été victime de la part des autorités camerounaises?

VSF – J’ai été interpellé le 9 février alors que j’étais appelé à témoigner pour aider la justice de mon pays à voir un peu plus clair dans cette affaire de trafic de nourrissons et surtout dans l’affaire Vanessa Tchatchou ; mais c’est bien après que j’ai réalisé que j’avais été attiré au palais de justice pour être arrêté. J’ai été roué de coups par un substitut du procureur, puis menotté et jeté en cellule. J’ai gardé les menottes pendant deux heures de temps parce que les éléments de la police qui m’avaient conduit au commissariat centrale n°1 avaient oublié les clefs au palais de justice. Je me suis retrouvé dans une cellule de 7 mètres carrés avec 23 codétenus, dont un mineur de 14 ans. J’ai été humilié au sens biblique de cette expression, j’ai passé la nuit debout. Dans cette cellule, il n’y avait pas d’intimité ; il y avait un trou pour se soulager sous le regard des autres détenus. Ceux qui avaient déjà plusieurs jours de cellule n’avaient pas de choix, ils couchaient à même le sol et dans la pisse. Grâce au Conseil de l’Ordre National des Médecins, j’ai été sorti de là au bout de 24h pour être interné à l’hôpital général de Yaoundé. J’ai été interpellé 6 fois et entendu sous procès-verbal, ma dernière interpellation date du 16 mars dernier. Mes enfants qui ont vu les images sont marqués à vie. Le professeur Alain Fogué, le Président du Mouvement Républicain Populaire, nous a rejoint dès les premiers jours. Parfait Mvoum qui est le secrétaire à la communication de l’Alliance des Forces Progressistes, mais je crois qu’il n’a pas engagé son parti.

TAI – Vous présenterez-vous au tribunal le 8 Mai prochain pour répondre des accusations d’atteinte à la sécurité de l’Etat ? Savez-vous que vous risquez la peine de mort sur cette accusation?

VSF – Oui, je serai présent à mon procès. J’ai conscience de la peine encourue. Mais le Cameroun est mon pays. Je n’ai donc pas l’intention de me soustraire à la justice.

TAI – Pensez-vous que vos efforts aboutiront à la restitution du bébé de Vanessa Tchatchou?

VSF – L’enfant de Vanessa est en vie et est au Cameroun. Il n’y a donc pas de raison qu’il ne lui soit pas remis. Maintenant il faut à la fois une volonté politique et une volonté populaire pour le moment nous n’avons ni l’un ni l’autre.

TAI – Un mot de la fin?

VSF – Il revient à la conscience collective d’établir, en l’absence de l’Etat et de ses Institutions, les limites de l’acceptable. Dans nos pays, dans les groupes sociaux du Cameroun, l’enfant a toujours été la richesse du pauvre et non sa marchandise

Entretien avec Ndzana Seme le 30/03/2012 Ottawa 

 

MISE AU POINT

POLEMIQUE SUR LA VISITE DU DR FOUDA AU CONGRES

  1. Un debat fait rage actuellement sur Facebook sur la photo qui accompagne mon intretien avec Dr Fouda, entretien qui eu lieu hier electroniquement alors qu’il se trouvait a Toronto. Je repond ici a certaines questions qui m’ont ete posees. Notamment, est-ce que j’etais au Congres au moment de la rencontre de Fouda avec les senateurs americains. Ma repo…nse: non. Dr Fouda m’a contacte avant hier quelques minutes avant 11 heures pour me dire qu’il est a Washington, DC et sera recu dans l’apres midi. Il me demandait si je suis a cote pour aller. Je lui ai dit qu’il me prend par surprise, et que c’est seulement quand je me libere d’un devoir a Baltimore a 15h 30 que je pourrai descendre a DC. Il m’a repondu que c’est trop tard, parce que le senateur Menendez le ramene immediatement au New Jersey, et qu’il remonte par la suite a Toronto. C’est donc de Toronto que je l’ai contacte pour l’interview. Et il m’a envoye cette phto de lui en position d’interview, avec le senateur Menendez a ses cotes. Il se passe que la photo Fouda sur cette image semble etre exactement la meme photo qui se trouve dans le logo de campagne de son parti politique. J’ai contacte le Dr Vincent Fouda aujourd’hui, de Paris ou il vient d’arriver, afin qu’il m’envoie d’autres photos de sa visite au Congres avant-hier. Ces autres photos pourront demontrer qu’il etait effectivement au Congres avant hier. Et j’attends. C’est tout ce que je sais jusqu’a ce point.
    Ndzana Seme

5 Responses to " Des Camerounais de la diaspora sont impliqués dans ce trafic des nourrissons – Dr. Vincent-Sosthène Fouda "

  1. Aaron says:

    C’est un photo montage

    Est ce que le Sénateur Américain est si petit de taille?

    Vincent Fouda a fait on montage photoshop et c’est dommage pour l’intellectuel qu’il est.

    Ndzana Seme, cherche et publie ici et sur notre forum de discussion la photo entier du Sénateur Américain pour que la vérité soit dit sur cette affaire

    • Editor says:

      Je m’excuse si j’ai mene ce debat beaucoup plus sur facebook qu’ici. En effet, Samedi 31 mars, le lendemain de la publication de cette interview, j’ai publie la mise au point ci-dessous. Par la suite, apres une longue attente sans toujours recevoir les photos supplementaires promises par Vincent Fouda, j’ai trouve que ce politicien, qui est aussi un cousin a moi, n’a jamis mis les pieds au Capitol Hill a la date qu’il raconte. Sa visite et reception par ces senateurs americains est donc visiblement une pure invention de son esprit.
      POLEMIQUE SUR LA VISITE DU DR FOUDA AU CONGRES
      03/31/2012 – Un debat fait rage actuellement sur Facebook sur la photo qui accompagne mon intretien avec Dr Fouda, entretien qui eu lieu hier electroniquement alors qu’il se trouvait a Toronto. Je repond ici a certaines questions qui m’ont ete posees. Notamment, est-ce que j’etais au Congres au moment de la rencontre de Fouda avec les senateurs americains. Ma reponse: non. Dr Fouda m’a contacte avant hier quelques minutes avant 11 heures pour me dire qu’il est a Washington, DC et sera recu dans l’apres midi. Il me demandait si je suis a cote pour aller. Je lui ai dit qu’il me prend par surprise, et que c’est seulement quand je me libere d’un devoir a Baltimore a 15h 30 que je pourrai descendre a DC. Il m’a repondu que c’est trop tard, parce que le senateur Menendez le ramene immediatement au New Jersey, et qu’il remonte par la suite a Toronto. C’est donc de Toronto que je l’ai contacte pour l’interview. Et il m’a envoye cette phto de lui en position d’interview, avec le senateur Menendez a ses cotes. Il se passe que la photo Fouda sur cette image semble etre exactement la meme photo qui se trouve dans le logo de campagne de son parti politique. J’ai contacte le Dr Vincent Fouda aujourd’hui, de Paris ou il vient d’arriver, afin qu’il m’envoie d’autres photos de sa visite au Congres avant-hier. Ces autres photos pourront demontrer qu’il etait effectivement au Congres avant hier. Et j’attends. C’est tout ce que je sais jusqu’a ce point.

  2. Damiano says:

    cette photo est une imposture et un pure montage. On constate que la tête de ce monsieur est plus large et taillé sur les contours, le nombre de pixels par cm² est moins dense sur l’imposteur, le tête du micro wcbs 880 est gommée pour le faire entrer dans le champs donc on a oublié de récoler la t^te du micro et les autres micros qui entrent dans son champ disparaissent
    Ce n’est pas serieux

  3. Cyril Fegué says:

    C’est gravissime comme imposture, ceci discrédit Vincent-Sosthène Fouda de la vie publique Camerounaise de façon irréversible. Il y a ici lieu de se demander si son parcours, tel que décrit par lui même, ne serait pas fabrication de toutes pièces infâmes, donc pure mensonge et manipulation. Pour faire un personnage politique crédible, il faut optimalement adhérer à certaines valeurs dont la sincérité, la transparence, l’auto-critique et l’ouverture au dialogue contradictoire sont les maître-mots. Devant les défis de la pauvreté et du redressement économique, les Camerounais peuvent bien s’en passer des crapules et des larcins. Ne nous parlez plus de Vincent-Sosthène Fouda comme intellectuel ou homme politique, c’est l’arrogance de l’imposture ridiculisée et une honte publique. Ici finit ma sympathie pour son personnage et sa personne !!!

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