RÉFORME DE LA LOI ÉLECTORALE DU CAMEROUN: AMENDEMENTS DE NDZANA SEME ET DU MRC ET MAURICE KAMTO

CITOYENS CAMEROUNAIS, ACTIVISTES CAMEROUNAIS EN PARTICULIER, LISEZ CES PROPOSITIONS D’AMENDEMENT DE LA LOI ÉLECTORALE ET APPORTEZ VOS PROPRES AMENDEMENTS, COLLECTEZ LES SIGNATURES POUR AMENER LE PARLEMENT À ENRÔLER ET VOTER SUR VOS AMENDEMENTS, FAITES DE LA RÉFORME DE LA LOI ÉLECTORALE LA PRIORITÉ AVANT LA TENUE DE TOUTE NOUVELLE ÉLECTION.

APPELEZ LES POPULATIONS À DESCENDRE DANS LA RUE SI LE PARLEMENT REFUSE VOS RÉVISIONS.

 

LA DIFFÉRENCE ENTRE MES AMENDEMENTS ET CEUX DU MRC-KAMTO EST QUE, PAR SOUCI DE TRANSFORMER ELECAM EN UNE VÉRITABLE COMMISSION ÉLECTORALE NATIONALE INDÉPENDANTE (CENI), JE PROPOSE DES AMENDEMENTS QUI PURGENT LA LOI DE TOUTES CLAUSES ET TOUS TERMES QUI PERMETTENT À L’ÉTAT ET À L’ADMINISTRATION PUBLIQUE DE S’IMMICER DANS LES AFFAIRES ÉLECTORALES, QUI DOIVENT RESTER SOUS LE CONTRÔLE EXCLUSIF DU PEUPLE SOUVERAIN DU CAMEROUN.

LA RÉFORME MRC-KAMTO PROPOSE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE DE DÉLIBÉRER ET D’ADOPTER sa proposition de loi PORTANT SUR Les articles 12, 13, 14, 23, 24, 26, 29, 47, 54, 55, 56, 62, 67, 69, 70, 84, 85, 87, 96, 98, 102, 104, 106, 115, 123, 149, 164, 165, 166, 181, 182, 183, 194, 195, 288, 296, 297 de la loi n° 2012/017 du 21 décembre 2012 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n°2012/001 du 19 avril portant Code électoral.

 

LA RÉFORME NDZANA SEME PROPOSE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE DE DÉLIBÉRER ET D’ADOPTER sa proposition de loi PORTANT SUR Les articles 10, 11, 12, 13, 14, 19, 21,23, 24, 29, 40, 41, 43, 44, 46, 52, 53, 54, 60, 64, 65, 68, 86, 90, 91, 92, 94, 95, 98, 104, 115, 116, 117, 118, 121, 122, 129, 132, 135, 136, 137, 145, 147, 148, 149, 150, 156, 157, 158, 164, 165, 170, 173, 175, 176, 178, 181, 182, 191, 193, 194, 197, 199, 202, 203, 204, 210, 214, 220, 247, 254, 255, 263, 265, 267 ET 296 de la loi n° 2012/017 du 21 décembre 2012 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n°2012/001 du 19 avril portant Code électoral.

 

La réforme Ndzana Seme supprime tout article, alinéa ou tiret de la loi qui traduit l’immixtion de l’État du Cameroun dans les opérations et le processus électoraux. Elle introduit en particulier:

– le pouvoir d’accréditer les observateurs donné au Conseil électoral, l’inclusion des représentants de la société civile comme membres du Conseil électoral élus, l’élection du directeur d’Elecam, la convocation du corps électoral par le Conseil électoral, la délimitation des circonscriptions électorale par une loi du Parlement ou par référendum, l’égalité des temps d’antennes à tous les partis politiques et candidats dans les media publics, et autres;

– la limitation de la durée des mandats présidentiels à 5 ans renouvelable une fois, l’âge de 18 ans pour l’éligibilité comme PR ou député, 30 ans comme sénateur, la caution de candidature aux présidentielles fixée à 5 millions de francs Cfa;

–  l’Article rendant les décisions du conseil constitutionnel objets d’appel à la cour suprême;

– l’initiative populaire, l’initiative législative et l’initiative gouvernementale, faisant du Cameroun une démocratie semi-directe, dans les dispositions spécifiques au référendum;

– l’éligibilité de l’étranger 5 ans après sa naturalisation; et d’autres.

 

LE SIGNE [MRC-KAMTO] (EN VERT DANS LE VERSION PDF) INDIQUE UN AMENDEMENT DU MRC ET SON PRESIDENT MAURICE KAMTO

LE SIGNE >>> (EN ROUGE DANS LA VERSION PDF) INDIQUE UN AMENDEMENT DE NDZANA SEME

L’ABSENCE DE SIGNE (EN NOIR DANS LA VERSION PDF) INDIQUE QUE LA LOI ÉLECTORALE EST REPRODUITE SANS CHANGEMENT.

 

Expérience de Ndzana Seme dans l’amendement des textes de loi:

  • Seme a purgé le projet du code de déontologie du journalisme soumis du gouvernement camerounais aux états généraux de la communication de 1994, dans l’atelier du code de déontologie pendant deux jours, jour et nuit, des clauses et articles contraires à la déontologie universellement admise, devant l’ancien ministre de la communication, feu Henri Bandolo assisté d’une équipe de journalistes de la Crtv et de Cameroon Tribune et d’autres personnalités du régime.
  • Seme travaille depuis plus de deux décennies sur les réformes institutionnelles et des lois nécessaires à la transformation de tout pays africain en une terre des droits de l’homme, des libertés citoyennes et de prospérité de tous, dans plusieurs manuscrits en instance de publication.
  • Seme a été électeur pendant 15 ans aux États-Unis et pendant 22 ans au Cameroun où il fut superviseur de l’élection présidentielle de 1992.

Cliquez ici pour lire la TAI RÉFORME DE LA LOI ÉLECTORALE DU CAMEROUN – MES AMENDEMENTS ET CEUX DU MRC ET MAURICE KAMTO

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LA VICTIMISATION DES BAMILÉKÉ VOLE AU SECOURS DU RÉGIME BIYA EMPÊTRÉ DANS LE BOURBIER ANGLOPHONE

Chaque Owona beti ou bulu a toujours son Fokou bamiléké, pour la poursuite du régime corrompu, prévaricateur et terroriste

 

Le public camerounais et international est convaincu d’une évidence, c’est que Paul Biya et les «élites» dont il s’est entouré par décrets présidentiels n’entendent quitter le pouvoir que par la force des armes.

Tant qu’ils ont l’armée et le soutien de la France à leur service, Paul Biya et son entourage, composé essentiellement des «élites» bulu, beti et bamiléké, ne quitteront jamais le pouvoir par les voies démocratiques ou légales.

Les anglophones ont compris cette évidence, et basés sur la foi que le peuple est souverain, ils sont descendus dans la rue en fin 2016 après que le régime ait ignoré les revendications de leurs syndicats des avocats et des enseignants.

Paul Biya envoya en pays anglophones les délégations de ses «élites» afin de les embobiner, comme elles en ont l’art, avec de fausses promesses.

Ses délégations essuyèrent une cuisante défaite, leurs interlocuteurs anglophones (Agbor Balla Nkongho, Niba Fontem, Tassang et les autres) s’avérant très coriaces, en exigeant une révision constitutionnelle pour rétablir le fédéralisme annulé en 1972 par Ahmadou Ahidjo (dont le Secrétaire général de la présidence était Paul Biya) comme revendication centrale.

Coincé, Paul Biya dans son discours du 31 décembre 2016 colla l’étiquette de «Division» au fédéralisme réclamé par les anglophones en déclarant que le Cameroun est «Un pays UN et INDIVISIBLE», en présentant les manifestants pacifiques anglophones de novembre et décembre comme «un groupe de manifestants extrémistes, manipulés et instrumentalisés… INACCEPTABLE». justifiant ainsi l’assassinat de ceux que ses forces armées tuèrent par balles réelles, et traitant la revendication du retour au fédéralisme de «surenchère verbale».

En réponse à la revendication du retour au fédéralisme, il intima à son gouvernement et ses sympathisants l’ordre suivant: «Nous devons rester ouverts aux idées mélioratives, à l’exclusion toutefois, de celles qui viendraient à toucher à la forme de notre Etat», car écrit-il en lettres majuscules «LE CAMEROUN EST UN ET INDIVISIBLE !».

Même comme du temps de la République Fédérale du Cameroun, Paul Biya ne cite aucune instance de division du Cameroun, car il n’en a pas existé, il laisse tout de même croire que le fédération comme forme de l’État serait la division du Cameroun.

Dans leurs interventions publiques, ses «élites» gouvernantes alléguèrent que le fédéralisme demandé par les anglophones n’est que le début de la sécession, assimilant en même temps les camerounais anglophones aux biafrais nigérians voisins.

Et pendant que les négociations entre ses délégations et la Consortium des syndicats anglophones se poursuivait encore, Paul Biya ordonna soudainement le 17 janvier 2017 l’interdiction de la Consortium et l’arrestation de ses leaders, qui négociaient encore avec ses délégations.

Tous les anglophones que Paul Biya fit arrêter étaient traduits devant les tribunaux militaires, accusés d’insurrection et de terrorisme conformément à la loi 2014/028 de décembre 2014 (qui assimile les manifestations non autorisées au terrorisme) et passibles de la peine de mort, ceci afin d’enflammer encore plus la colère des populations anglophones déjà révoltées contre ce gouvernement qui refuse de les écouter.

Parce que les forces armées continuaient de massacrer les manifestants anglophones, et qu’à leurs multiples appels qu’ils lançaient aux populations francophones (qui partagent les mêmes souffrances) à descendre dans la rue pour en finir avec le régime Biya comme au Burkina Faso, en Tunisie ou en Egypte, les francophones camerounais ne leur répondaient que par des railleries et des insultes de «biafrais, nigérians, rats», etc., certains parmi les paysans, benskineurs, chômeurs, chefs de familles et autres anglophones commencèrent à former des groupes d’autodéfense pour résister aux forces terroristes de Biya et protéger leurs populations.

Et parce que Paul Biya et ses «élites» continuaient d’étiqueter les résistants anglophones comme des sécessionnistes et des terroristes, les populations anglophones, leurs résistants armés et leur diaspora laissèrent tomber la revendication du retour au fédéralisme pour orienter leur lutte vers leur séparation de la République du Cameroun.

Sur le terrain des combats en zone anglophone, le résistants anglophones montrèrent une bravoure insoupçonnable, infligeant de lourdes défaites aux fameux bataillons d’intervention rapide (BIR), des soldats formés par les américains et les français comme des «forces spéciales» ou troupes d’élite contre le terrorisme de Boko Haram.

C’est alors que Paul Biya et ses troupes comprirent qu’avec les anglophones, ils sont entrés dans un bourbier, puisque les Etats-Unis, le Commonwealth, les Nations Unies, la Grande Bretagne et d’autres pays accusaient leur gouvernement de refus de dialogue et d’usage disproportionnée de la force.

Toute fois que leur gouvernement est empêtré dans un scandale ou est accusé de crimes, Paul Biya et ses «élites» sont experts dans la création des diversions, afin de détourner l’attention du public et faire oublier les scandales.

Ils se servirent ainsi de l’élection du 7 octobre 2018, parfaitement connue comme gagnée d’avance par Paul Biya à l’aide de son Elecam et de sa cour constitutionnelle, pour divertir l’attention des camerounais et de la communauté internationale du génocide des anglophones, que leur armée exécute chaque jour.

Pour accompagner et légitimer Paul Biya au pouvoir, le régime a soigneusement sélectionné neuf candidats dociles pour jouer le rôle d’opposants.

Le candidat d’ethnie Bamiléké, Maurice Kamto, est la carte Joker de Paul Biya, son ami similaire à Eto’o ou Milla au football, à qui il s’est lié d’amitié de longue date depuis l’affaire de Bakassi, qu’il a nommé comme son vice ministre de la justice et dont il maintient l’épouse comme son ministre plénipotentiaire.

Rappelons qu’à chaque réélection présidentielle, de même il utilise l’équipe des Lions indomptables lors de ses campagnes en se présentant comme le Lion indomptable du Cameroun, de même Paul Biya utilise le vieux «problème bamiléké» (créé de toute pièce par un chroniqueur colonial français, Lamberton, pour soutenir pendant la lutte des indépendance qu’en l’absence de la France les tribus camerounaises se boufferaient entre elles) pour dire que sans lui, Paul Biya, à la tête de l’État, ce serait la guerre civile, notamment celle contre les bamiléké.

Rappelons bien que sans les bamiléké, en particulier les commerçants bamiléké essentiellement corrupteurs, le régime Biya ne se serait pas accroché au pouvoir depuis 36 ans.

Car, chaque Owona beti ou bulu a toujours son Fokou bamiléké pour faire fonctionner le régime corrompu, prévaricateur et terroriste de Paul Biya.

Si tel n’était pas le cas, qui sont ceux qui ont contribué le plus au dernier appel de Paul Biya à la collecte des fonds pour supposément aider les victimes anglophones de la guerre – des fonds qui se sont volatilisés -, si ce n’est les commerçants bamiléké?

Si tel n’était pas le cas, qu’est-ce qui a fait relâcher Patrice Nganang après son arrestation pour insultes à Paul Biya et appels au terrorisme, alors que Mancho Bibixy croupit dans la même prison de Kondengui pour avoir demandé de bonnes routes à Bamenda?

À chaque réélection de Paul Biya en 36 ans de pouvoir, il y’a toujours eu des Sindjoun Pokam, des Sanda Tomné et d’autres pour pleurer la victimisation des bamiléké, suivis en réponse par les Joseph Owona (efficacement remplacé aujourd’hui par son fils), Hubert Mono Ndjana et d’autres, pafin d’enflammer et alimenter un faux tribalisme opposant les bamiléké aux beti-bulu, et qui risquerait, disent-ils, de conduire le Cameroun à la guerre civile, n’eût été la présence de Paul Biya à la tête de l’État.

L’épouvantail de la guerre civile entre bamiléké et beti-bulu frise parfois le ridicule quand Sindjoun Pokam propose, en 2004, à l’opposition camerounaise comme meilleur candidat unique à l’élection présidentielle, Edouard Akame Mfoumou, contre son frère de Paul Biya.

Cette année encore, les secoueurs de l’épouvantail de guerre civile bamiléké-beti ne se sont pas encombrés de ridicule, en utilisant cette fois-ci Maurice Kamto comme l’instrument de la haine tribale, parce qu’il serait le plus grand opposant du Cameroun, alors même que les véritables opposants camerounais, les anglophones, sont entrain d’être massacrés.

Ces détourneurs de l’attention du public n’ont cependant aucune retenue.

Même quand Maurice Kamto dit clairement que lui, il protégera Paul Biya s’il est président, dit avoir même déjoué un coup d’État contre Paul Biya, et déclare qu’il n’a rien à voir avec les «brigades anti-sardinards» liguées contre Paul Biya et ses supporters, quand il n’est pas arrêté de retour d’Addis-Abeba où il est accueilli à Douala par des manifestations non autorisées, et quand il lance des appels à la désobéissance civile qui ne sont suivies par personne au Cameroun, les détourneurs de l’attention du public, les Sindjoun Pokam et Sanda Tomné de nos jours appelés Nganang et autres, battent dans tous les réseaux sociaux et les média camerounais le tam-tam de la victimisation de Kamto et des bamiléké, une victimisation des bamiléké que personne ne voit nulle part différente de cette des autres populations ethniques au Cameroun de Paul Biya.

C’est pourtant simple à comprendre: Paul Biya utilise ses agents pour enflammer les débat sur la victimisation des bamiléké parce qu’il sait que tout le monde peut aller au Cameroun et constater qu’il n’y a pas de tribu plus favorisée sous son régime que les bamiléké, dont il partage le gâteau national (faveurs imméritées de l’État) avec les commerçants et les «élites».

Avec le «problème bamiléké», les agents de Paul Biya, bamiléké, beti et bulu créent un problème là où il n’y en a pas, afin de présenter Paul Biya comme un innocent et un saint.

Et en le faisant, ils détournent l’attention des camerounais et du monde du véritable problème du Cameroun actuel, à savoir le problème anglophone devenu la guerre contre les anglophones.

Il n’a pas de lutte contre le régime de Paul Biya que la lutte de révolte populaire et / ou armée.  Je m’adresse en cela aux organisateurs de la conférence prochaine de Berlin, qui ont devancé ainsi le Sommet sur la Crise Anglophone préparé par le CCT, que j’ai annoncé pour fin janvier 2019.

Toute autre chose que la lutte par la révolte populaire et / ou armée, en particulier toute victimisation actuelle des bamiléké, n’est qu’une stratégie bien connue du régime dictatorial visant à présenter le sanguinaire Paul Biya comme un innocent et un saint.

 

Ndzana Seme, 27/12/2018.

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VICTIMIZATION OF THE BAMILEKE, A HELPING HAND TO THE BIYA REGIME ENTANGLED IN THE ANGLOPHONE QUAGMIRE

EVERY BETI-BULU OWONA ALWAYS HAS HIS BAMILEKE FOKOU, FOR THE CONTINUATION OF THE CORRUPT, PREVARENT AND TERRORIST REGIME

 

The Cameroonian and international public is convinced it is obvious that Paul Biya and the “elites” he has surrounded himself with through presidential decree appointments intend to leave power only by force of arms.

As long as they have the army and the support of France in their service, Paul Biya and his entourage, mainly composed of Bulu, Beti and Bamileke “elites”, will never leave power through democratic or legal means.

The Anglophones have understood this evidence, and based on their faith that the people are sovereign, they took to the streets in late 2016 after the regime ignored the demands of their lawyers’ and teachers’ unions.

Paul Biya sent delegations of his “elites” to Anglophone regions in order to wind them up, as they so artfully use to do, with false promises.

His delegations suffered a crushing defeat, their Anglophone interlocutors (Agbor Balla Nkongho, Niba Fontem, Tassang and the others) proving to be very tough, demanding a constitutional revision to restore the federation [illegally] aborted in 1972 by Ahmadou Ahidjo (whose presidency’s Secretary General was Paul Biya) as a central demand.

Stuck, Paul Biya in his December 31, 2016 speech labeled as “Division” the federation the Anglophone people claimed, stating that Cameroon is a “ONE and INDIVISIBLE country”, presenting the November and December peaceful Anglophone protesters as “A group of extremist protesters, manipulated and exploited …” which is “UNACCEPTABLE”, thus justifying the assassination of those killed by live ammunition of his armed forces, and calling “verbal bidding” the claim for the return of Cameroon to federalism.

In response to the demand for a return to federation, he gave his government and supporters the following order: “We must remain open to the ideas of improvement, excluding, however, those that would affect the form of our state.” For he wrote in capital letters, “CAMEROON IS ONE AND INDIVISIBLE!”.

Even though in the time of the Federal Republic of Cameroon, Paul Biya cites no instance of division of Cameroon – because it does not exist -, he still wants his people to believe that federation as form of State would be division of Cameroon.

In their public interventions, his governing “elites” alleged that the federalism demanded by the Anglophones is only the beginning of secession, equating at the same time Anglophone Cameroonians with the Nigerian Biafran neighbors.

And while negotiations between his delegations and the Consortium of Anglophone Trade Unions continued, Paul Biya suddenly ordered on January 17, 2017 the ban of the Consortium and the arrest of its leaders – who were still negotiating with his delegations.

All the Anglophones Paul Biya had arrested were brought before military tribunals, accused of insurrection and terrorism in accordance with the law 2014/028 of December 2014 (which assimilates unauthorized demonstrations to terrorism) and punishable by death penalty; this, in order to further inflame the anger of the Anglophone population already rebelling against his government that stubbornly refused to listen to them.

Because his armed forces continued to massacre Anglophone demonstrators, and because of their multiple calls to Francophone populations (who yet share the same sufferings) to go to the streets in order to end Paul Biya’s regime as in Burkina Faso, in Tunisia or Egypt, Cameroonian Francophones only responded with taunts and insults, calling them “Biafrans, Nigerians, rats,” etc., therefore, some peasants, benskiners, unemployed, heads of families and other Anglophones began to form self-defense groups to resist Biya’s terrorist forces and protect their populations.

And because Paul Biya and his “elites” continued to label the Anglophone resistance fighters as secessionists and terrorists, the Anglophone people, their armed resistance fighters and their Diaspora dropped the demand for a return to federalism and geared their struggle toward separation from the Republic of Cameroon.

On ground zero of the conflict in Anglophone zone, the Anglophone resistance fighters showed unsuspected bravery, inflicting heavy defeats on the famous rapid intervention battalions (BIR), who are soldiers trained by the Americans and the French as “special forces” or elite soldiers against Boko Haram terrorism.

It was then that Paul Biya and his troops understood that with the Anglophones, they entered a quagmire, since the United States, the Commonwealth, the United Nations, Great Britain and other countries accused their government of refusal of dialogue and disproportionate use of force.

Whenever their government is embroiled in a scandal or is accused of crimes, Paul Biya and his “elites” are experts in the creation of diversions, in order to divert public attention and get scandals to be forgotten.

They thus used the October 7, 2018 election, perfectly known as won in advance by Paul Biya with the help of his Elecam and his constitutional court, only to divert the Cameroonians’ and the international community’s attention from the ongoing genocide of the Anglophones, which their army performs every day.

To accompany and legitimize Paul Biya to power, the regime carefully selected nine docile candidates to play the role of opponents.

The Bamileke ethnic candidate, Maurice Kamto, is Paul Biya’s Joker card, his friend similar to Eto’o or Milla in football, whom he befriended long ago since the Bakassi case, to the point of appointing him as his Deputy Minister of Justice and still maintaining his wife as his Minister Plenipotentiary.

Remember that at each presidential reelection, not only he always uses the Indomitable Lions football team during his campaigns, posing as the Indomitable Lion of Cameroon, Paul Biya always uses the old “Bamileke problem” (which was created from scratch by a French colonial chronicler, Lamberton, to allege, during the struggle for independence, that in the absence of France the Cameroonian tribes would just eat each other) to allege that without him, Paul Biya, as the head of the State, there would be civil war, especially against the Bamileke.

It should be remembered that without the Bamileke, especially the Bamileke traders who are essentially [well known] corrupters, the Biya regime would not have been in power for 36 years.

For every Beti-Bulu Owona always has his Bamileke Fokou to make Paul Biya’s corrupt, plunderer and terrorist regime work.

If that were not the case, who contributed the most to Paul Biya’s last call for fundraising to supposedly help the Anglophone victims of his war – funds which have since then vanished -, if not the Bamileke merchants?

If that were not the case, what prompted Patrice Nganang’s release after his arrest for insulting Paul Biya and calling for terrorism, while Mancho Bibixy rots in the same Kondengui prison for having claimed good roads for Bamenda?

With each re-election of Paul Biya in 36 years of power, there have always been the Sindjoun Pokam, Shanda Tomne and others to mourn the victimization of the Bamileke, followed in response by the Joseph Owona (effectively replaced today by his son), Hubert Mono Ndjana and others, in order to ignite and fuel a false tribalism opposing the Bamileke to the Beti-Bulu, which carries the risk, they say, of leading Cameroon to a civil war, had it not been for the presence of Paul Biya as head of state.

The scarecrow of a civil war between Bamileke and Beti-Bulu is sometimes ridiculous, when the Bamileke Sindjoun Pokam proposes Edouard Akame Mfoumou as the Cameroonian opposition’s best single candidate in the 2004 presidential election against his Bulu brother Paul Biya .

Again this year, the Bamileke and Beti-Bulu bogeyman shakers of civil war shied not on ridicule, this time using Maurice Kamto as the instrument of tribal hatred, because he would supposedly be the biggest dissenter of Cameroon, even though Cameroon’s real dissenters, the Anglophones, are being massacred.

These diversions of public attention, however, have no restraint.

Even when Maurice Kamto clearly states that he will protect Paul Biya if he becomes president; that he even foiled a coup against Paul Biya; and declares that he has nothing to do with the “anti-sardinard brigades” that are leagued against Paul Biya and his supporters; while he was not arrested during his return from Addis Ababa as he was greeted in Douala by unauthorized demonstrations; and while he makes calls for civil disobedience that are followed by nobody in Cameroon; yet the distracters of public attention, the Sindjoun Pokam and Shanda Tomné nowadays called Patrice Nganang and others beat in all social networks and Cameroonian media the drums of Kamto’s and Bamileke’s victimization, a victimization of the Bamileke that no one sees anywhere worse than in any other ethnic populations in Paul Biya’s Cameroon.

This is simple to understand: Paul Biya uses his agents to ignite the debate about victimization of the Bamileke because he knows that everyone can go to Cameroon and find that there is no more favored tribe under his regime as the Bamileke; for he shares the regime’s national cake (the undeserved State favors) with Bamileke traders and “elites”.

With the “Bamileke problem”, Paul Biya’s Bamileke, Beti and Bulu agents create a problem where there is none, in order to present Paul Biya as an innocent and a saint.

And by playing such game, they divert the attention of Cameroonians and the world from the real problem ongoing currently in Cameroon, namely the Anglophone problem become that of war to the Anglophones.

There is no struggle against Paul Biya’s regime except popular and / or armed revolt struggle. I am speaking to the organizers of the upcoming conference of Berlin, which preceded the Summit on the Anglophone Crisis prepared by the CCT, which I announced for the end of January 2019.

Anything other than struggle by popular and / or armed revolt, especially any current victimization of the Bamileke, is only a well-known strategy of the dictatorial regime to portray the bloodthirsty Paul Biya as an innocent and saint.

 

Ndzana Seme, 27/12/2018.

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LES LEADERS INFORMELS, CARENCE DE L’OPPOSITION FRANCOPHONE DU CAMEROUN

L’équipe de la coalition Kamto se retrouve dans le désenchantement d’avoir cru que, compte tenu des millions de citoyens qui ont voté Maurice Kamto, il suffit que ce dernier lance un mot d’ordre et ces millions de votants là vont s’exécuter.
Erreur. Les sympathisants de Kamto ont voté le 7 octobre pour les choses que Kamto leur a promises, à savoir qu’il utiliserait les «voies du droit» pour imposer sa victoire, devenir président de la République, et mettre en place son projet de société.

Ils ne l’ont pas voté parce qu’ils doivent ensuite suivre ses mots d’ordre de révolte populaire, tel que descendre dans la rue.

C’est pour cela que les populations ignorent les mots d’ordre de Kamto, la première série comme la deuxième série en cours.

Les camerounais qui ont voté Maurice Kamto sont pour la plupart différents des camerounais qui peuvent suivre les mots d’ordre de révolte populaire, tels que descendre dans la rue ou même prendre les armes contre le régime prédateur, terroriste et tribaliste de Yaoundé.

On ne lance pas une révolte populaire par de simples mots d’ordre.

On la prépare et la programme minutieusement.

C’est pendant la campagne électorale dans les diverses localités du Cameroun qu’il fallait asseoir les structures de la révolte populaire, en nommant secrètement les leaders informels et clandestins dans chaque localité et en leur donnant les instructions et enseignements nécessaires.

En dehors d’une étincelle qui enflammerait les populations à la colère, comme les jeunes camerounais anglophones et francophones qui, écrasés par le chômage et la pauvreté grandissants, furent enflammés à la révolte populaire en février 2008 par la décision du régime Biya de hausser le prix de l’essence et de modifier la constitution en faisant sauter la clause de la limitation des mandats présidentiels afin de maintenir Paul Biya au pouvoir à vie, toute révolution populaire doit être minutieusement préparée.

Autre exemple, deux ans après le mouvement de février 2008, la jeunesse tunisienne enclencha des manifestations en protestation contre le chômage qui touchait une forte proportion de la jeunesse, plus particulièrement les jeunes diplômés, la corruption et la répression policière, dont l’étincelle était la mort par immolation du jeune vendeur ambulant de fruits et légumes de Sidi Bouzid, Mohamed Bouazizi, parce que sa marchandise avait été confisquée par les autorités.

En l’absence d’une telle étincelle, qui enflammerait le peuple à la révolte, le soulèvement populaire se prépare et se programme minutieusement, le meilleur cas d’école étant le soulèvement populaire des anglophones camerounais à partir de novembre 2016, dont les leaders informels ont exploité les évènements pour en faire l’étincelle de la colère populaire.

Le mouvement sécessionniste anglophone cuvait au Cameroun depuis 1985 que le CAM (Cameroon Anglophone Movement) fut créé, et qui s’était mué, comme un caméléon, en multiples organisations, clandestines comme officielles, suivant les interdictions et la répression du régime Biya.

Dès que les avocats anglophones lancèrent leur grève en novembre 2016 et descendirent dans la rue avec les syndicalistes enseignants et l’animateur radio Mancho Bibixy et les jeunes de Bamenda exigeant les routes, les sécessionnistes bien rodés dans la lutte contre le régime Biya s’infiltrèrent dans les manifestations, dont la principale exigence devint le retour du Cameroun à la Fédération comme forme de l’État.

J’avais déjà en 2010 travaillé avec un groupe d’anciens étudiants anglophones de l’Université de Buea sur les stratégies de préparation d’une révolte populaire, des stratégies que j’ai depuis 2008 rendues publiques dans divers articles.

Les sécessionnistes anglophones ont très efficacement mis celles-ci en pratique, en utilisant la terreur des forces armées du régime, la radicalisation de Paul Biya dans le rejet du dialogue sur la Fédération, ses ordres d’arrêter en janvier 2017 les leaders anglophones officiels avec qui ses hommes venaient de dialoguer et celle d’autres leaders connus comme Mancho Bibixy, et la poursuite de la répression, comme une grosse étincelle de la colère populaire des anglophones.

C’est parce que l’honorable Joseph Wirba, député du SDF, connaissait les capacités des leaders informels sécessionnistes à mobiliser les populations anglophones à la résistance populaire qu’il prononça son discours prophétique à l’Assemblée nationale.

Nous ne comprenions pas comment les anglophones avaient pu se lever, tous comme un seul homme dans toutes les villes et villages du Cameroun occidental (régions du sud-ouest et nord-ouest) pour descendre tous dans la rue le 22 septembre 2017 et le 1er octobre 2017.

Ce miracle ne fut rendu possible que par le travail efficace des leaders informels, essentiellement sécessionnistes, qui parlaient, convainquaient, motivaient et radicalisaient chaque anglophone dans son lieu de résidence, au téléphone et par les réseaux sociaux, pour la révolte populaire.

Les leaders informels, outil par excellence de communication politique révolutionnaire, sont indispensables pour l’efficacité de tout soulèvement populaire.

Les opposants francophones du Cameroun ne peuvent pas faire descendre les populations dans la rue parce qu’ils sont prisonniers du modèle pyramidal, top-down (de haut en bas) de la gestion des masses, un modèle français qui n’est bon que pour les dictatures.

Il est évident que le citoyen écoute et obéit plus facilement une personne locale qu’il connaît, plus qu’un Maurice Kamto «étranger» et lointain dont il n’est pas familier et dont il se méfie comme il le fait de tout politicien, même s’il reste son supporter ou sympathisant.

Mais rien n’est encore perdu.

La coalition Kamto peut encore réactiver, clandestinement, ses contacts locaux et établir un réseau de leaders informels à travers le Cameroun pour préparer la révolution.

Dans ce domaine, l’efficacité demande qu’on jette tout orgueil personnel à la poubelle, toute soif personnelle du pouvoir au garage; car de telles attitudes freineront la mobilisation nécessaire et indispensable.

L’échec de leurs deux séries de mots d’ordre doit leur enseigner qu’une révolte populaire ne se lance pas suivant le modèle pyramidal Top-Down (de haut en bas), mais plutôt suivant le modèle démocratique Bottom-Up (de bas en haut) en usant le plus efficacement possible de l’action des leaders informels.

Les leaders informels anglophones, sécessionnistes comme fédéralistes, sont également ceux qui ont, pour la plupart, organisé les groupes armés d’autodéfense (Amba Boys, ADF, et autres), qui ont si efficacement stoppé la machine armée tribale, répressive et terroriste de Paul Biya sur le territoire du Cameroun anglophone et qui, si le peuple francophone continue de ne pas entrer dans la révolte pour chasser Biya, feront aboutir très certainement la guerre civile à leur victoire avec la création de l’État indépendant d’Ambazonie.

Si les dirigeants et opposants francophones du Cameroun ne parviennent toujours pas à le comprendre, les puissances mondiales le comprennent bien et commencent déjà, toutes y compris la France, à lâcher Paul Biya.

Au moment où le Cameroun francophone sous Paul Biya est devenu source du chaos à l’intérieur et d’instabilité dans la région d’Afrique centrale, les puissances mondiales protègeront d’abord leurs intérêts… même si pour cela elles devaient contribuer à la noyade du Cameroun francophone devenu un casse-tête.

«Les États n’ont pas d’amis. Ils n’ont que des intérêts», dixit le général Charles de gaulle, ancien président et fondateur de la cinquième République française actuelle.

 

Ndzana Seme, 13/12/2018

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CAMEROUN / UN HAUT CADRE A LA PRESIDENCE  DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN, PROCHE, TRES PROCHE DE MONSIEUR BIYA PAUL ORDONNE L’ASSASSINAT D’UN JUGE LE 1ER SEPTEMBRE 2018

Monsieur MOUSSA EMMANUEl (MLE 537 958-H), magistrat de 4ème grade, a été assassiné dans son domicile le 1er septembre 2018 à Yaoundé. Un silence total continue de couvrir son meurtre au Cameroun.

L’assassinat de Moussa Emmanuel a été organisé par l’amant de son épouse (une métisse), un homme qui réside et travaille à Douala, et dont le père est une personnalité influente de la Présidence de la République du Cameroun et très proche de Biya Paul. Ses complices dans l’organisation du meurtre sont madame JUDICAEL Moussa, un beau-frère du défunt, la belle de Moussa et ses assassins exécuteurs et commanditaires du crime.

 

Ce sont des écoutes téléphoniques sur 283 lignes de téléphones cellulaires menées par des patriotes camerounais depuis des années, et dont une bande d’enregistrement est parvenue au CCT, qui ont révélé les circonstances du meurtre du juge Emmanuel Moussa.

 

Car, parmi les téléphones sur écoute, il y’avait celui de madame Moussa nee JUDICAEL BLASQUEZ  Numero ( 691-941-719. Celui du defunt Moussa lui-même 677-257-669. Ces écoutes révèlent les membres du gouvernement avec qui elle est en relations de concubinage et bien d’autres crimes.

 

Parmi d’autres numéros écoutés, il y’a ceux de Louis Paul Motaze(677-701007/ 675-2919-19, Seraphin Fouda +77 56 08 70/ 677319679 , Pro Nkot FABIEN 699 98 24 20, Rendolphe Felix +99357132 / OSWALD BABOKE +677 70 46 76/ +699 87 7973 /, NGO NGO FERDINAND + 699 05 28 20 , ZED ZE ZACHARIE +99 99 4609 , ZANGA ONAMABEL MARIE +77 88 40 80/ + 33 605 52 99 45 / + 674 66 03 43 /+ 77 58 41 11 84 , ALAMIN OUSMANE +77 70 4828 , AWONO SIMON PIERRE +78 03 64 87 / + 99 96 32 10 et bien d’autres personnalités du régime Biya, qui sont impliquées dans des réseaux de vol et de blanchiment d’argent, de coups bas, d’assassinats, d’invitations de femmes mariées, de propositions aux postes,  messages , photos ,documents, transfers d’argent, orange money etc..avons tout à notre possession pour les prochaines publications.  C’EST GRAVE, TRES GRAVE MES CHERS COMPATRIOTES,

C’EST QUOI CE CAMEROUN ?

 

DANS CES ECOUTES TELEPHONIQUES, CERTAINS CE MOQUENT MEME  DE L’ASSASSINAT DU PASTEUR CHARLES WESCO. QUE DIRE DES COMMENTAIRES INDECENTS SUR LA MORT DE MONSEIGNEUR JEAN MARI BENOIT BALLA,  C’EST TERRIBLE ET HONTEUX POUR NOUS ET NOTRES PAYS D’AVOIR UNE ORGANISATION CRIMINEL QUI OPERE INPUNEMENT A CIEL OUVERT DANS NOTRE PAYS

 

Bref , revenons, Emmanuel Moussa était ce magistrat qui, procureur de la République à Mbalmayo, avait reçu des pressions quand il instruisait l’assassinat de Mme Juliette Etoa en début 2008. Sa hiérarchie lui demanda de changer sa réquisition où il exigeait de poursuivre Mgr Adalbert Ndzana. Il refusa de le faire.

 

Sur instructions de Laurent Esso à la demande de ce proche de Biya Paul,  Moussa fut relevé de ses fonctions le 18 juillet 2008 par décret présidentiel 2008-240 et renvoyé à son administration d’origine à Yaoundé comme chargé d’études assistant à la sous-direction de l’action pénale. Ce qui fut un garage pour ce magistrat qui avait choisi de mourir pourvu que son intégrité reste sans tâche.

 

Il fut ensuite nommé Conseiller à la Cour d’Appel de l’Adamaoua, avant que Paul Biya par décret N°2017/273 du 07 Juin 2017 le nomme juge au Tribunal the Grande Instance du Mfoundi.

 

Il s’était ensuite fait remarquer dans son instruction de l’affaire des enfants Madeleine Jade Léa-Audra Nszié Bengono, 2 ans et demi,  et Luc Bradley Rayan Messi, 6 ans et demi, sodomisés et assassinés le 15 février 2018 dans le domicile de leur mère à Efoulan à Yaoundé. Sur instructions du ministre de la justice encore lui, le même  Laurent Esso, le juge d’instruction Emmanuel Moussa relâcha leur mère Mme Zoua Suzanne Elvire, qu’il avait coffrée avec son complice le grand-père des victimes, Atangana André Guy, à la prison de Kondengui.

 

C’est ce magistrat qui a brillé par ses instructions des affaires de crimes crapuleux, qu’on a froidement fait assassiner chez lui, avant d’étouffer l’affaire.  Et les assassins sont parmis vous. Dans nos prochaines publications, nous allons remettre ses informations à votre disposition. Au Cameroun ou ailleurs, ça prendra le temps que sa prendra, mais justice sera faites aux noms des enfants du Juge Emmanuel Moussa et de sa mémoire. Quel est cette république qui ne brille que par les crimes, les assassinats, les détournements, les emprisonnements arbitraires.

 

Au nom de la vérité, nous allons rendre public tous les  noms des  commanditaires de ce crime crapuleux du juge Moussa Emmanuel, du plus petit au plus grand chacun rendra des comptes tôt ou tard en commençant par sa femme

Par ailleurs, Nous remercions les compatriotes (de l’ombre du CCT, Ils sont militaires, policiers, gendarmes, civils…)  qui ont fait ce travail d’écoutes et de nous en avoir envoyé les enregistrements. Nous remettrons aussi ces enregistrements aux autorités américaines pour leur montrer avec qui elles traitent au Cameroun.

 

En attendant, le combat continue

Et fait quoi, Fait quoi, Nous Vaincrons

Le diable a la Montre, Mais Dieu à le Temps

Patrice Nouma. :

Fils de la République

(001)551-666-1027

 

NB : LES PREUVES ET LES DETAILS SUR LA MORT DE MOUSSA SONT DEJA  A NOTRE DISPOSITION. LA DATE DU CRIME, L’HEURE, LES CIRCONSTANCES, LE LIEU  , LES TEMOINS, LES NOMS DES ASSASSINS, LES RAISONS DE SON ASSASSINAT, LES COMMANDITAIRES DE CE CRIME , LES PHOTOS , LES VIDEOS  ETC…

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MAURICE KAMTO CONFIRME QU’IL EST UN AGENT DE RENSEIGNEMENTS DE PAUL BIYA

MAURICE KAMTO CONFIRME QU’IL EST UN AGENT DE RENSEIGNEMENTS DE PAUL BIYA

 

Maurice Kamto se vante, comme un fait d’armes, d’avoir déjoué un coup d’État contre Paul Biya.

 

Quand je le traite de traître des patriotes qui voulaient débarrasser le peuple camerounais de son ennemi le plus dangereux, ses supporters fusent en insultes – exactement avec la même violence propre aux «sardinards» – et avancent comme argument que c’était un traquenard, un piège du régime Biya qui cherchait à présenter Kamto comme un fomentateur de coup d’État.

 

Maurice Kamto ne se vante-t-il pas que son «efficacité est dans la tête».

 

Utilisons justement la tête pour analyser la victoire qu’il fête contre les putschistes du régime Biya.

 

Supposons que les éléments de la police et de la gendarmerie évoqués par son porte-parole Bibou Nissack ont en effet tendu un piège à Maurice Kamto.

 

Pourquoi ne leur répondait-il pas tout simplement, comme il le fait aujourd’hui publiquement, que le MRC et la coalition sont pour le changement dans la paix, et non pas pour les coups d’État?

 

Pourquoi ne leur disait-il pas fermement, FOUTEZ-MOI LE CAMP! JE SUIS CONTRE LA VIOLENCE!, de sorte que de tels «tendeurs de traquenards», de tels piégeurs envoyés du régime n’allaient rien avoir comme preuves à montrer à Biya pour dire que Kamto cherchait à faire un coup d’Etat?

 

Maurice Kamto était-il obligé de livrer ces gendarmes et policiers au sanguinaire Paul Biya, celui-là même qui est entrain de massacrer des milliers de camerounais anglophones pour rien!, et qu’il présente pourtant dans ses discours comme l’ennemi du Cameroun?

 

Maurice Kamto est-il un agent des renseignements du régime Biya pour se sentir obligé de signaler à ce régime “adversaire” tous les camerounais et camerounaises qui sont ses ennemis?

 

N’est-il pas évident que des millions de camerounais, y compris dans les rangs du MRC, sont opposés à Paul Biya et souhaitent sa mort?

 

La question qui revient toujours de la bouche des camerounais c’est: «N’y a-t-il pas des militaires au Cameroun pour renverser ce vieux dictateur qui fait tant de mal?»

 

Ce qui devient plutôt clair, en trahissant ces militaires, c’est que Maurice Kamto est en effet un agent de renseignements de Paul Biya.

 

Il le confirme lui-même en rendant public, comme un fait d’armes, le fait d’avoir trahi ces gendarmes et policiers, qui sont aujourd’hui certainement entrain de subir des tortures horribles.

 

Maurice Kamto se vante d’avoir déjoué un coup d’Etat contre Paul Biya!!!

 

La vérité qui devient claire comme l’eau de roche, c’est que Maurice Kamto n’a jamais cessé d’être l’agent de renseignements de Paul Biya, qu’il était en tant que membre de gouvernement et avant, et que demeure son épouse.

 

C’est pour cela que Maurice Kamto est dangereux pour le peuple camerounais et pour le Cameroun.

 

MAURICE KAMTO S’EST PRÉSENTÉ CANDIDAT À L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE, QU’IL SAVAIT GAGNÉE D’AVANCE (NOUS LE LUI AVONS RÉPÉTÉ DANS NOS POSTS AVANT L’ÉLECTION) AVEC L’AUTORISATION DE PAUL BIYA, POUR ATTIRER LES VÉRITABLES OPPOSANTS DÉTERMINÉS À RENVERSER LE RÉGIME FRANÇAFRICAIN DE YAOUNDÉ PAR LA FORCE, AFIN DE LES LIVRER À PAUL BIYA.

 

CAR, LE VÉRITABLE OPPOSANT À PAUL BIYA ET SON RÉGIME EST, SOIT DEUX MÈTRES SOUS TERRE, SOIT EN PRISON, SOIT EN EXIL.

 

IL N’Y AURA NI VICTOIRE ÉLECTORALE NI PRISE DE POUVOIR PAR MAURICE KAMTO, CAR IL SE LIMITERA À DIVERTIR LES CAMEROUNAIS PENDANT LES SEPT PROCHAINES ANNÉES, ET JUSQU’À LA MORT DE PAUL BIYA OÙ, PAR COUP D’ÉTAT SON ENTOURAGE CONSERVERA LE POUVOIR.

 

Après recoupements de cette affaire de coup d’État, il s’avère que Maurice Kamto et son porte-parole ont exagéré les fais. Ils se sont mis à se vanter d’avoir «déjoué un coup d’État» contre Paul Biya et son régime, on ne sait pour quel intérêt, là où ils n’avaient que des soupçons de préparation de coup d’État par les personnes qu’ils ont dénoncée.

 

De source d’un  officier de la Dgre, les services de renseignement ont en effet arrêté et sont entrain d’«exploiter» onze camerounais, dont deux femmes, tous des jeunes, sur dénonciation du MDR.

 

Mais jusqu’ici rien de sérieux jusqu’à présent n’indique qu’il y’ait eu préparation de coup d’État.

 

Ndzana Seme, 03/12/2018

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BIYA REGIME FEARS U.S. INTERVENTION TO ERASE THEM AND MULTIPLIES BLUNDERS

After their arbitrary arrest of Equinoxe TV journalist Mimi Mefo, charging her of lying on the circumstances of Charles Wesco’s murder and offenses of “terrorism,” Paul Biya’s government states its side of the story, which the U’S’ administration seems to have adopted.

 

THE CASES OF CHARLES WESCO’S ASSASSINATION, KIDNAPPING OF 80 STUDENTS AND INDICTMENT OF MIMI MEFO AND OTHER JOURNALISTS, IN ADDITION TO THE AFRICAN REGION’S AND WORLD’S HEADS OF STATE BOYCOTTING PAUL BIYA’S OATH CEREMONY (CERTAINLY AWARE THAT THE OLD DICTATOR IS REJECTED BY THE WEST), SHOW THAT THE BIYA REGIME SENSES ITS END NEARING, gets confused and TRIES anything horrible to get out of it.

 

WHO IGNORES THAT ATANGA NJI (Minister of territorial administration) AND BETI ASSOMO (Minister of defense) HAVE CREATED FALSE “AMBA BOYS” WHO COMMIT CRIMES TO DISCREDIT SEPARATIST COMBATANTS IN THE EYES OF  THE ANGLOPHONE PEOPLE, WHO HATE PAUL BIYA’S “REPUBLIC”?

 

ATANGA NJI ORDERED BETI ASSOMO’S ARMY TO MASSACRE 40 ANGLOPHONE YOUTH IN SANTA, BAMENDA’S OUTSKIRT, AFTER THEY DELUDED TO RECRUIT THEM AS “AMBA BOYS”.

 

ATANGA NJI’S FALSE “AMBA BOYS” HAVE ALREADY EXECUTED SEVERAL KIDNAPPINGS, INCLUDING 80 STUDENTS IN BAMENDA, TO DIVERT THE AMERICAN GOVERNMENT’S AND THE CAMEROONIAN PUBLIC’S ATTENTION FROM THE ASSASSINATION, A DAY BEFORE, OF THE AMERICAN BAPTIST MISSIONARY CHARLES WESCO BY A “SOLDIER”, WHO WAS IDENTIFIED AS SUCH BY MRS. STEPHANIE WESCO, HIS SON AND THE MISSIONARY DRIVER, ALL WITNESSES OF THE TARGET MURDER.

 

PELLETS OF A 12-CALIBER RIFFLE IN CHARLES WESCO’S BODY DO NOT PROVE THAT THEY WERE FIRED BY AMBAZONIAN SEPARATIST COMBATANTS, WHO HAVE STATED THAT THEY WERE NOT COMBATTING IN BAMBUI ON OCTORE 30TH.

 

IT IS MORE LIKELY ATANGA NJI’S FAKE “AMBA BOYS” AND BETI ASSOMO’S ARMY WHO SET UP THE FAKE EXCHANGE OR SO-CALLED CROSSFIRE IN BAMBUI, WITH THE INTENTIONAL PURPOSE OF ASSASSINATING MISSIONARY CHARLES TRUMANN WESCO, WHO HAD JUST ARRIVED IN CAMEROON AND THE BIYA REGIME SUSPECTED HIM TO BE AN AMERICAN SPY CHARGED BY THE U.S GOVERNMENT WITH THE MISSION OF INVESTIGATING ABOUT THE TARGET ASSASSINATIONS AND BURNINGS OF ANGLOPHONE VILLAGES, WHICH WERE DENOUNCED BY AMBASSADOR PETER HARLERIN ON MAY 17TH.

 

DONALD TRUMP MUST FORGET MILITARY COOPERATION AGREEMENTS WITH THE BIYA REGIME, WHICH CAN NO LONGER ENSURE STABILITY AND PEACE IN THE CENTRAL AFRICAN REGION AND SECURE U.S. INVESTMENTS, BUT RATHER ORDER AS QUICKLY AS POSSIBLETHE REMOVAL OF PAUL BIYA AND HIS ROGUE REGIME BY FORCE.

 

ELSE, THE CAMEROONIAN DIASPORA WILL ASSUME ITS DUTY TO FREE THEIR COUNTRY FROM THAT OLD, BLOOD THIRSTING DICTATOR BY THE FORCE OF ARMS.

 

Ndzana Seme, CCT SG, 11/08/2018

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MINISTRY OF COMMUNICATION

PUBLIC DECLARATION

 

LEGAL PROCEEDINGS AGAINST THE NAMED MIMI MEFO TAKOMBO

 

Yaoundé, November 08, 2018

 

A group of terrorists burst in the morning of Tuesday, October 30, 2018, around 10 AM in Bambui, a rural town located 14 kilometers from Bamenda in the Tubah District, Mezam Department, to attack the university zone. and the Tubah Territorial Brigade.

At the same time, the American Rev. Charles Truman Wesco, who was passing by, received a shot dump from a 12-caliber oblique fire shot by a terrorist sniper. Several pellets reached the victim at the parietal level of his skull, under the lower right jaw and at the level of his shoulder. He will succumb to these wounds later.

The Minister Delegate to the Presidency of the Republic of Defense issued a statement after the incident, stating that an investigation would be immediately opened.

After the first elements of the investigation provided by the Police Officers of the North West Gendarmerie Legion, the remains were transferred to the Yaoundé General Hospital, where an autopsy was performed in the presence of Cameroonian and American forensic doctors, a representative of the United States Embassy in Cameroon and the Government Commissioner at the Yaounde Military Tribunal.

During the autopsy, the shots from the body confirmed that the shots fired on Reverend Charles Truman Wesco did indeed come from a 12-caliber weapon used, as we know, by secessionist terrorists operating in the Northwestern and Southwestern regions.

The impacts left by the pellets actually occupy the right parietal part of the skull, the right side and the right shoulder of the victim; all things that confirm the position of the shooter posted to the right of the vehicle, position occupied by the secessionists during the incident.

Despite the evidences that have just been mentioned, the named MIMI MEFO TAKOMBO, presented as a journalist in service in the audiovisual media of the Equinoxe group, in a post dated October 30, 2018 at the address Mim237 @ Mimimefo237-2j, declared peremptorily that the American missionary was killed by the Cameroonian Army.

I give here all of this post published in English, I quote: “Bambili in pictures! Doors destroyed, ransacked houses, animals killed. It has the picture of a war zone, where civilians are caught by “stray bullets” targeted killings. A missionary has died today after he was shot by soldiers,” end of quote.

As we can see, Mrs. MIMI MEFO TAKOMBO’ comments, which, in addition to altering the reality of the facts and spreading manifest untruths, do not fail to discredit our Defense Forces, highly detrimental to morale of troops, while they lead a fair and legal battle against hordes  of criminals driven by secessionist intent.

Convened to answer the Littoral Gendarmerie Legion on November 7, 2018, Mrs. MIMI MEFO TAKOMBO was auditioned and then referred to the Government Commissioner at the Military Court of Douala.

Mrs. MIMI MEFO TAKOMBO, who of course benefits of the presumption of innocence, is pursued in flagrante delicto, before the Military Court of Douala for the following facts:

spreading of false news, of news lies likely to harm public authorities or national cohesion, facts provided for and repressed by Article 113 of the Criminal Code;

outrage against constituted bodies and officials, incitement to revolt against the Government and the Institutions of the Republic, facts provided for and punishable under Article 154 of the Criminal Code.

The defendant was later remanded in New Bell Central Prison in Douala.

 

Issa Tchiroma Bakary,

Minister of Communication and Spokesperson of the Government of the Republic of Cameroon

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AMERICAN MISSIONARY’S MURDER IN CAMEROON : TRUMP MUST ORDER BIYA’S REGIME BE TAKEN DOWN

For the blood of Charles T. Wesco spilled by the Cameroonian military and for peace and security of U.S. investments and the Cameroonian people, President Donald Trump must order that Paul Biya and his regime be taken out.

By Ndzana Seme, 10/31/2018.

 

Baptist missionary Charles Trumann Wesco, Indiana representative Tim Wesco’s brother, was gunned down yesterday, October 30th, in Bambui near Bamenda, Cameroon. He was in a car along with his wife when many gun shots hit his vehicle, two of them fatally wounding him on the head. His wife Stephanie’s father, Don Williams, told AP two shots hit the windshield of a car the couple were traveling in and struck him.

 

The AP story line ” An American missionary died in northwestern Cameroon after being shot in the head Tuesday amid fighting between armed separatists and soldiers,” concluding that “Armed separatists in Cameroon’s north and south west English-speaking regions have been fighting to create an independent state,” which currently runs in US media is tainted with manipulation aimed at accusing the “terrorist separatists” (a term abusively used by Cameroon government) and exonerating Paul Biya’s corrupt and terrorist regime of all responsibility.

 

Biya’s is a very corrupt regime currently paying lobby groups in Washington, DC., which can fuel this type of story line. For Biya government is channeling over $184,000 a month to these firms to clear his bloody image. Squire Patton Boggs is quarterly currently receiving $100,000; Glover Park Group—which just cut ties with the Saudi government—is providing public affairs and communications support for $51,000 a month; and Mercury Public Affairs is paid $100,000 a month to secure a media relations contract with Cameroon government.

 

Neither Regional Governor Deben Tchoffo Adolphe Lele l’Afrique alleging that “armed groups staged attacks to stop the reopening of the University of Bamenda, and the military fought back Tuesday… Wesco might have been caught in the crossfire”, nor the military spokesman Colonel Didier Badjeck alleging that “the military killed at least four suspects in Wesco’s death and arrested many others,” is to be trusted.

 

Colonel Didier Badjeck and Biya’s government officials are well known for their track record of lies. To the video showing the cold blood execution of women and babies in 2014, Army spokesman Colonel Badjeck and government spokesman Issa Tchiroma declared the video was recorded in the Republic of Mali, before they retracted when Amnesty International brought strong evidences of the execution location in the far north region of Cameroon.

 

Ghanaian missionary, Apostle Isaac Attoh, formerly of Accra’s Destiny Impact Ministry, who traveled to Cameroon to run his own ministry, arrived at Batibo, Cameroon on July 13, 2018, was gunned down the next day along with other Ghanians by military men loyal to Paul Biya, who dumped their bodies on the walkway of one of the streets. Pastor Attoh’s family filed a lawsuit, to no avail.

 

Friday July 20, 2018, 6:24 PM Cameroon local Time, former Catholic Education Secretary, Parish Priest of the Catholic Church in Bomaka, Buea, Rev. Father Alexander Nougi Sob was gunned down along the Buea-Muyuka highway while in his vehicle. Cameroon’s government alleged that Father Alexander Sob was killed because he was caught in a crossfire between the Military and Ambazonian “terrorists.” No investigation was opened.

 

“A military that shoots into homes indiscriminately, carry out summary executions of mothers and children, burn down entire communities, decapitate innocent civilians, shoot into civilian populations for fun while making videos and taking selfies should not be trusted for one second,” wrote blogger Eric Acha today. He summarizes the reality on the ground in the north-west and south-west Anglophone regions of Cameroon.

 

Charles Trumann Wesco and his family moved from Indiana to Bamenda, the headquarters of the enraged government military forces, at the wrong time, two weeks ago, just after the rigged election of October 7th.

 

The United states have been pressing Paul Biya to, and the latter has been repeatedly rejecting, dialogue with the Anglophone people who, since November 2016 have complained about their marginalization and requested Cameroon’s restoration as a Federation, that they may manage their own affairs and cease to depend in all things on the Yaounde-based, predominantly Francophone, corrupt and very oppressive government.

 

U.S. Representative to the UN, Nikki Haley, has been urging an investigation to the mass killings of civilians in the Anglophone regions, which Paul Biya’s government has also repeatedly rejected. Wesco’s family moving to settle in Bamenda was certainly seen by Biya’s government as the U.S. government infiltrating American investigators into the region.

 

Besides, after a meeting with 85-year old President Paul Biya, U.S. Ambassador Peter Henry Barlerin from Maryland told Mr. Biya that he “should be thinking about his legacy and how he wants to be remembered in the history books,” saying that George Washington and Nelson Mandela were excellent role models; which irritated the old dictator.

 

About the war Paul Biya ordered against the Anglophone dissenting populations he calls “terrorists,” Peter Barlerin from the porch of the Presidential palace on May 17th, 2018 said: “On the side of the government, there have been targeted killings, detentions without access to legal support, family, or the Red Cross, and burning and looting of villages.”

 

“I asked the President to use his leadership to encourage both sides to listen to each other,” he said. “One cannot have a dialogue until both sides are willing to listen to the other’s point of view.” Paul Biya has rejected all calls for dialogue and chose to wage war to his own people.

 

Barlerin’s remarks caused an uproar among government and military officials in Cameroon and in the local media, which accused him of meddling in the country’s affairs, trying to influence a foreign election. The minister of foreign affairs, Lejeune Mballa Mballa summoned the ambassador for a scolding. Mr. Barlerin even received death threats. He was also accused of funding the opposition to Paul Biya.

 

Paul Biya’s government have been bullying U.S. diplomats who try to criticize their abuses, going as far back as the early 1992, when former Ambassador Frances Cook was insulted and threatened for allegedly supporting Ni John Fru Ndi, whose victory was stolen through Biya’s massive electoral frauds; which were recently repeated on October 7th, 2018.

 

It is more likely that Charles Trumann was gunned down yesterday because Paul Biya’s government suspected him to be an American spy charged to investigate their crimes against humanity and war crimes in the Anglophone region.

 

Even if separatist fighters were the ones who shot at Wesco, Paul Biya is still responsible for the bloody chaos he has inflamed in this region by sending the military to wage war against civilians, while rejecting all calls for dialogue to solve the Anglophones’ claims.

 

The U.S. administration must not let missionary Charles T. Wesco’s death go unpunished. Paul Biya and his government and military are responsible of the bloody chaos taking countless lives each day in West Cameroon.

 

For the blood of Charles T. Wesco spilled by the Cameroonian military and for peace and security for U.S. investments and the Cameroonian people, President Donald trump must decide that Paul Biya and his regime be taken out.

 

Ndzana Seme

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LE FÉDÉRALISME: CANAL DE LA DÉMOCRATIE (2)

CONFLITS ETHNIQUES

LE FÉDÉRALISME: CANAL DE LA DÉMOCRATIE (suite)

 

L’existence d’un peuple, condition centrale de la démocratie

 

Loin donc de prôner une intégration nationale et une unité nationale dans des structures étatiques de domination coloniale créées à partir d’un décret, il est question de chercher le peuple indispensable pour l’instauration d’un contexte démocratique. C’est aussi parce qu’il n’y a pas eu de peuple camerounais que ce pays ne peut pas instaurer la démocratie dans son territoire. Car le peuple suppose l’existence d’une nation. Mais il n’y a jamais eu de nation camerounaise. Les habitants de ce territoire colonial ne se sont jamais définis en tant que camerounais, mais plutôt en tant que Bamiléké, Béti, Foulbé, Bakweri, etc. Il n’y a jamais eu de nation camerounaise, mais il y’a des nations au Cameroun, des nations parfois écartelées par des frontières coloniales. C’en est le cas avec la nation Béti qui se trouve à la fois au Cameroun, au Gabon, en Guinée équatoriale, au Congo. Il en est de même pour les Haoussas qu’on trouve au Cameroun, au Nigeria, au Niger, au Tchad et dans d’autres pays africains. C’est aussi le cas, plus dramatique, des Tutsi et des Hutu qui s’entredéchirent au Rwanda, au Burundi, au Zaïre, en Ouganda et en Tanzanie. On constate donc que la seule délimitation des frontières arbitraires ne saurait imposer des nations nouvelles. Le colon s’est fâcheusement trompé là-dessus. Les nations transcendent les frontières géographiques très souvent tracées à la craie après une victoire guerrière. L’exemple de la nation juive, qu’on trouve à travers le monde, est là pour l’illustrer.

On peut donc dire que c’est la démocratie qui peut résoudre le mieux les conflits ethniques. Pour atteindre la démocratie, il faut d’abord avoir un peuple. Le peuple, en tant que communauté sociale et culturelle qui facilite l’expression des aspirations des citoyens, se regroupe le plus facilement et le plus efficacement à l’intérieur d’une nation. Les ethnies sont des nations précoloniales qui ont été ensuite écartelées par des structures et des frontières coloniales pour mieux les dominer. Au lieu d’aggraver notre sort de peuples victimes de la domination de l’occupant, en exacerbant des ethnocides par ce qu’on appelle tribalisme, il faut plutôt favoriser l’émergence des positivités de nos cultures ethniques, de nos cultures nationales, à même de canaliser l’expression des opinions et des aspirations communes. Toute démocratie a besoin de ces expressions populaires, qui seraient encore plus efficaces si elles étaient consensuelles.

Nous avons donc intérêt à changer les Institutions coloniales qui sont en vigueur chez nous. Deux groupes d’intérêts dominants se démarquent dans nos sociétés: les intérêts ethniques et les autres qui sont socioprofessionnels ou privés. Les règles qui régissent nos Parlements devraient par conséquent s’adapter à ces deux groupes d’intérêts. Au lieu de continuer à élire dans nos Assemblées des Parlementaires puisés dans des moules politiques prédominantes, qui entendent défendre tous les intérêts à la fois, souvent mal interprétés et mal retraduits, il faut plutôt chercher les élus des peuples parmi les défenseurs de ces groupes d’intérêts souvent antagonistes.

 

Il n’y a jamais eu de nation camerounaise

 

Pour ce faire, certains auteurs préconisent de réaliser ces nouveaux Parlements tout en sauvegardant les “précieux acquis” de la formule républicaine en vigueur dans nos États. C’est le cas de Thierry Michalon, Maître de Conférences à l’université de Peau et des pays d’Adourt, ancien enseignant à l’université de Yaoundé qui, dans un article intitulé “Les chemins escarpés de la démocratie en Afrique : légitimité de l’État et solidarités ethniques” paru dans “Le Monde diplomatique” de Novembre 1993, en réponse à un article que j’avais adressé en Juin 1993 à cette revue mais rejeté, présente d’intéressantes propositions, même s’il faut déplorer l’acharnement qu’il a manifesté pour combattre les idées que je développais dans l’article non publié, idées que je viens de développer plus amplement ici.

C’est donc dire combien les conflits des cultures occupent une place principale dans le monde contemporain et à quel point le sujet retenu par les organisateurs de ces conférences est d’actualité brûlante. “Le Monde diplomatique” et Thierry Michalon n’entendent tout simplement pas qu’on mette en cause la culture occidentale. Cette mise en cause est d’autant plus insupportable pour eux qu’elle vient d’un Africain, d’un membre des communautés que cette culture entend maintenir sous sa domination.

Thierry Michalon trouve, et c’est cela qui peut faire avancer ce débat, que la formule républicaine doit être sauvegardée, ainsi que l’État centralisé. Il ajoute tout simplement que le parlement de cet État centralisé devrait comprendre deux chambres : celle qui regrouperait les Élus des intérêts ethniques chargés de défendre les intérêts des cultures ethniques, et celles qui comprendraient les élus chargés de défendre les autres intérêts (agriculteurs, médecins, hommes d’affaires, etc.). Mais Thierry Michalon s’élève avec la dernière énergie contre toute idée de “fédéralisme ethnique” que je défendais dans mon article intitulé «Obstinant mépris des nationalités : les “nègres de l’intérieur”, ruine de l’Afrique noire», en classant nos cultures africaines comme archaïques et rétrogradantes.

Il se trouve tout simplement que l’État centralisé a montré ses profondes limites dans nos sociétés. Mon objectif étant de voir nos positivités culturelles prédominer dans la gestion de notre cité, il est à craindre que dans ces Parlements à deux chambres, où ne manqueraient pas des conflits tranchés entre les deux groupes d’intérêts, la culture occidentale ne continue à guider les structures centrales et ne cesse de s’imposer comme le dernier juge.  Ce qui ne changerait pas grand chose par rapport à la réalité que nous décrions aujourd’hui. De sorte que les modèles et les intérêts occidentaux continueront à peser de leur poids dominant sur nos hommes et nos biens.

 

Les États fédérés sont à recréer à partir des nations précoloniales.

 

Il est plutôt question de sortir des logiques coloniales, propositions qui iraient même jusqu’à la mise en cause des frontières coloniales, et à plus forte raison à la forme de l’État mise en place par le colon. Les États sont à recréer à partir des nations existantes à l’époque précoloniale. Ceci doit prendre corps à l’intérieur des territoires des États actuels qui devraient se muer en fédérations. Pour obtenir les nations nécessaires à l’exercice de la démocratie, des États fédérés devraient épouser les contours géographiques des territoires sur lesquels sont installées nos ethnies depuis des siècles. Les peuples qui en sortiraient auront plus de chances de partager les mêmes aspirations et de se définir enfin comme des citoyens d’une patrie, ce qui n’est pas le cas avec l’État centralisé postcolonial actuel. Ces peuples pourront alors élever plus librement leurs élus pour la formation d’un Exécutif et d’un Législatif fédérés. L’influence des cultures traditionnelles, ainsi que la richesse de leur apport dans l’évolution de l’humanité, aurait alors plus de chance de tracer de nouveaux canaux pour une meilleure gestion de la cité. De nouvelles lois viendraient pallier [aux] insuffisances des lois du 19ème siècle européen qui sont en vigueur chez nous.

La course pour le pouvoir central deviendrait d’autant moins acharnée et impitoyable que le prétendant à un poste aux structures centrales aurait l’obligation de faire d’abord ses preuves au niveau de l’État fédéré. On ne raisonnerait plus en termes de “tout ou rien” comme nous le vivons aujourd’hui avec John Fru Ndi et Paul Biya, ce qui a le fâcheux désavantage d’aboutir à des radicalismes qui bloquent toute évolution du processus démocratique. Au niveau du parlement fédéral, on assisterait, non plus aux conflits qui n’auraient plus de justification, mais à la concurrence, à la compétition entre les États fédérés. Cette dimension de l’expression des différences serait d’autant plus favorable qu’elle favoriserait la mise en parallèle de différentes approches de développement.

Les villes qui sont devenues des lieux de brassage de différentes ethnies verraient la cohabitation empoisonnée actuelle des communautés régentée par les nouvelles lois de l’État fédéral. On résiderait d’abord dans un État [fédéré, ndlr] parce qu’on accepte ses lois. La formule du fédéralisme ethnique atteindra son plein succès si les pouvoirs des structures centrales sont diminués en faveur des États fédérés. Le Parlement central gagnerait à comporter deux chambres dont les élus seraient chargés de la défense des groupes d’intérêts cités précédemment. Mais étant entendu que certaines ethnies-nations sont plus peuplées que d’autres, et bénéficieraient ainsi d’un plus grand nombre d’élus selon les principes de la démocratie à l’occidentale, il y’aurait nécessité de reformuler la loi fondamentale dans le sens de permettre aux aspirations des peuples des États fédérés de toujours aboutir. La deuxième chambre qu’est le Sénat devrait donc être organisée de telle façon  que les abus ou tractations de la première chambre ne puissent pas prévaloir, ce qui engendrerait dans ce dernier cas d’autres conflits.

On remarque que les salariés de l’État qui peuple en bonne majorité nos villes représentent un peu plus de 1% de la population de notre pays, et que c’est la machine de cette forte minorité qui dicte ce qu’elle veut aux 99% des Camerounais. Ceci est d’autant plus fâcheux que ces “élites” sont très souvent des hybrides culturels. Notre monde est essentiellement paysan. Ce monde paysan ne se reconnaît pas dans la culture occidentale. Il se définit à partir des cultures ancestrales riches dans le domaine de la gestion des hommes et des biens. Aucun changement ne pourrait s’opérer si on méprise ce qui définit les paysans que nous sommes, nos cultures. Pour amorcer le développement, il faut d’abord reconnaître nos capacités, la force de nos cultures.

Il faut donner des États à gérer à nos ethnies. Et pour le faire efficacement, il faut effacer ces personnes qui se placent en écran entre le peuple et les cercles de décision, j’ai nommé les politiciens. Cette gens qui prétend tout comprendre, tout connaître, tout faire, mais qui démontre chaque jour ses limites à travers le monde. Cette gens qui est le véritable ennemi de la démocratie. Par contre, c’est le syndicalisme qui pourra décrocher des réponses efficaces aux aspirations des peuples africains. Il sera d’autant plus efficace qu’il défendra beaucoup mieux les attentes des intérêts socioprofessionnels ou privés. L’interpénétration des deux groupes d’intérêts cités ici, ainsi que la séparation des communautés ethniques par des États fédérés, me semblent être les voies les meilleures pour résoudre définitivement les conflits ethniques et permettre à nos peuples d’amorcer sereinement le développement.

Étant entendu que le fédéralisme ethnique poserait les bases pour l’édification des États-Unis d’Afrique, entité seule susceptible de nous positionner comme une puissance mondiale.

Ndzana Seme, Le Nouvel Indépendant numéro 12 du 14 au 21 Décembre 1993.

 

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LE FÉDÉRALISME: CANAL DE LA DÉMOCRATIE

Voici la présentation de mon projet politique de fédéralisme ethnique et culturel, que j’avais publié dans mon journal Le Nouvel Indépendant, édition numéro 12 du 14 au 21 Décembre 1993, un an après la «victoire volée» à l’anglophone Ni John Fru Ndi. Pendant que «les camerounais» continuent à ne pas être une nation et un peuple, comme je le disais, les Anglophones (une ethnie selon ma définition) viennent par contre de nous montrer qu’ils sont une nation et un peuple. Les français s’étaient élevés énergiquement, dans leur “Think Tank” qu’est le Monde diplomatique, contre ma proposition, en secouant comme d’habitude l’épouvantail de la “cohabitation empoisonnée” et de la guerre entre nos ethnies qui ne pourrait être résolue, d’après eux, que par l’État centralisé jacobin. Nous voyons aujourd’hui comment ce hyper-centralisme a déjà divisé et plongé le Cameroun dans la guerre civile. Mes propositions, qui m’avaient valu des persécutions de tous genres et ma contrainte à l’exil, restent d’actualité 25 ans plus tard. Elles restent la seule solution pour la paix et la stabilité au Cameroun… actuellement sur le point d’éclater.

 

CONFLITS ETHNIQUES

LE FÉDÉRALISME: CANAL DE LA DÉMOCRATIE

 

Lors du cycle des conférences qui s’est déroulé à l’institut Goethe du 15 au 16 Novembre dernier, nous avons résumé l’exposé qui suit pour respecter le temps qui nous était imparti. Nous vous livrons ici dans son intégralité, cet exposé qui a suscité un vif intérêt de la part de l’assistance. C’est aussi une contribution pour la sortie de l’impasse socio-économico-politique que nous vivons en ce moment dans notre pays.

Ndzana Seme

 

Manifestations des Anglophones le 22 Septembre 2017 pour réclamer un Etat anglophone, matées dans le sang sur ordres de Paul Biya, le dictateur défenseur de l’État néocolonial jacobin centralisé. L’État fédéré, que je défendais 24 ans plus tôt, est tout simplement aux yeux de l’«ethnie» anglophone une évidence comme solution à leur marginalisation par le pouvoir central francophone. Photo AFP /STRINGER

Pour nous faire mieux comprendre, il y’a tout d’abord lieu que je donne une définition des termes, sinon du terme Ethnie, qui nous intéressent ici. Faute de le faire, il est parfois difficile qu’on raisonne avec autrui sur une même longueur d’onde.

J’entends par ethnie, un regroupement de familles en une communauté qui partage une même langue et une même culture. Ce dernier terme – culture – pour ce qui me concerne est loin de répondre à la définition qu’on lui donne aujourd’hui, très souvent par ceux qui la voient à travers des prismes coloniaux ou néocoloniaux, ou à travers toute autre joyeuseté touristique. La culture est plutôt une manière d’agir, de faire, de voir, de sentir, qui a son échelle des valeurs, ses loisirs, ses codes de la pensée, ses habitudes d’échange, son ethnique, sa morale, sa perception du bien et du mal, du beau et du laid, en un mot, ses normes de la vie. C’est la culture qui définit un homme, qui lui donne une identité. Par identité, j’entends différence par rapport à autrui. Cet autrui qui se définit autrement à travers une culture différente.

Ainsi perçu, l’ethnie se confond à une nation et parfois à un État, suivant ses structures organisationnelles de la société et de la vie. Mais à la différence de la société moderne, occidentaliste, la culture est inculquée par l’environnement immédiat, la famille, et se transmet de génération en génération à travers les canaux de la tradition. Il ne peut donc pas manquer de se révéler des conflits dans la cohabitation de personnes d’ethnies différentes. Ce sont des conflits de cohabitation, souvent insupportables et empoisonnées, qui justifient les guerres interethniques qui étaient le théâtre du contexte précolonial. La culture occidentale, avec la colonisation, est venue y mettre fin, en même temps qu’elle marquait sa domination sur celles du terroir.

Les différences de langue sont la première origine des conflits. Tout simplement parce que les individus qui parlent une langue qui vous est inaccessible sont la plupart du temps perçus négativement. On conclut très souvent qu’ils sont entrain de comploter quelque chose sur votre dos. On adopte par conséquent une position défensive devant ces individus. Les frustrations qu’on cumule à l’occasion de ces scènes, souvent quotidiennes, marquent une rupture avec autrui, et se traduisent par des conflits latents. Les conflits sont encore plus accentués avec la cohabitation de cultures différentes.

 

La culture étant ce qui définit un homme, faire offense à cette culture, c’est blesser directement cet homme.

 

L’affrontement entre les Bamilékés et les Bétis dans la province du Centre en sont une illustration éclatante. Pour le Béti, les valeurs de partage sont quelque peu sacrées. Ici, “manger seul” est très souvent la pire des insultes qu’on puisse adresser à une personne. Par contre la culture Bamiléké demande à son membre de ne justement pas gaspiller en distribuant aux autres, afin de pouvoir épargner pour préparer l’avenir. Ces deux perceptions diamétralement opposées des rapports sociaux sont à l’origine d’une cohabitation empoisonnée entre un Béti et un Bamiléké. Le Béti ne comprendra jamais que son voisin commerçant Bamiléké lui refuse le bien dont il a besoin – alors que ce voisin en a en abondance – quel que soit le caractère vital que puisse revêtir ce besoin. Dans la culture Béti, un tel individu est considéré par la communauté comme négatif et sanctionné par le bannissement. Mais il se trouve que les lois occidentales en vigueur ne permettent pas au Béti d’exécuter cette sentence, au risque de se voir lui-même condamné par une justice dont il ne s’explique très souvent pas la logique. Des frustrations quotidiennes sont parfois ainsi contenues pendant des années et même pendant une existence entière, une amitié forcée et souvent du bout des lèvres donnant parfois l’apparence de rapports sereins.

Mais l’abcès éclate, la digue cède, lorsque les dirigeants qui étaient sensés réprimer toute exécution de la sentence de la culture Béti deviennent ceux qui encouragent le vol et la destruction des biens du commerçant Bamiléké, son bannissement et même son assassinat. C’est la situation que nous avons vécu dans le contexte des campagnes électorales fortement tribalisées par le pouvoir en place et leurs adversaires politiques lors des présidentielles d’Octobre 1992. Le commerçant Bamiléké était donc souvent surpris de constater que ce sont ses amis de tous les jours, ceux avec qui il séjournait en toute amitié dans sa boutique, qui étaient les premiers à saccager son commerce, en réponse aux mots d’ordre lancés par des hommes politiques.

Autre lieu autre scène, l’Algérie. Ici, deux cultures s’affrontent dans le sang: la culture arabe influencée par la religion musulmane et la culture occidentale qui entend imposer des règles dites universelles de la vie. Je ne prendrais qu’un exemple qui parait aujourd’hui banal, c’est justement la banalisation des formes du corps féminin par la culture occidentale. La culture arabe par contre considère le corps féminin comme sacré, allant même jusqu’à demander à la femme de se voiler la face. Projeter des nues à la télévision, qui s’adresse à des millions de personnes et aux enfants, est donc considéré par le musulman comme la plus grande offense faite à sa culture. De sorte qu’il perçoit la culture occidentale comme des enseignements sataniques, à combattre par tous les moyens, notamment dans le cadre d’une guerre sainte. Le résultat en est que nous apprenons chaque jour qui passe en Algérie et en Egypte : attentats meurtriers, destruction des biens par des bombes, etc.

La culture étant ce qui définit un homme, faire offense à cette culture, c’est blesser directement cet homme. La victoire des offenses faites à répétition sur une culture détruit un homme dans son essence. C’est aussi pour avoir accepté que les cultures négro-africaines soient perpétuellement offensées par le système colonial que nous sommes aujourd’hui fragiles face à la domination occidentale, contrairement aux nations qui ont su protéger jalousement leurs cultures, comme les Arabes, les Chinois, les Japonais et bien d’autres. L’hybridisme culturel qui définit bon nombre d’entre nous, notamment ceux qu’on appelle nos élites, est la courroie de transmission de l’impérialisme occidental qui écrase nos sociétés, essentiellement un impérialisme culturel. Quand ces élites, obnubilées par le clinquant d’une modernité dont elles ne cernent même pas les contours profonds, décident de l’installation d’un complexe industriel d’un groupe multinational, au mépris de l’environnement et de la culture locale, les retombées en termes de déstructuration sociale et de destruction même de l’homme dans son essence ne sont pas mesurées.

Pourtant, la culture est ce qui assure le mieux la sécurité de la communauté, ce qui protège le mieux ses intérêts, ce qui prend le mieux en compte ses aspirations profondes. C’est aussi faute d’avoir oeuvré pour la prédominance des positivités culturelles de nos ethnies que l’Etat colonial et occidental au pouvoir chez nous trouve beaucoup de facilités à mépriser le peuple, dès lors que nous acceptons nous-mêmes la prédominance de la civilisation occidentale appelée comme dernier juge dans la résolution des conflits interethniques.

Nos cultures ancestrales sont cependant la dernière arme à opposer à la civilisation occidentale reconnue comme nocive, inadaptée à nos sociétés et incompréhensiblement dominante. Car, c’est forts de leurs cultures ancestrales que le Japon, la Chine, les pays arabes parviennent à réaliser le développement, l’épanouissement de leurs citoyens, contrairement aux peuples subsahariens  qui connaissent encore en cette fin de vingtième siècle des poches de famine et une misère rampante. La force de la culture est l’arme principale pour le développement.

 

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