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Il est difficile que Paul Biya puisse conserver le pouvoir
Résurgence du conflit de Bakassi, enquêtes sur des coups d’État en préparation, détention d’officiers et de soldats de l’armée, décision de changer la constitution et d’organiser des élections anticipées favorables au dictateur, etc. Tout montre que le Cameroun est tout sauf « cet îlot de paix, d’unité, de stabilité, de justice et de progrès dans un monde aux prises avec les affres de l’instabilité, de la violence et de la pénurie » que Paul Biya se plait à chanter à travers le monde. Les derniers soubresauts incontrôlés de Paul Biya indiquent qu’il ne jouira pas du dernier mandat qu’il cherche pour sa propre survie et celle de ses « élites ».
Ndzana Seme


NEW YORK 12/02/2007 – La guerre de succession bat son plein au Cameroun. La réaction de vieux président républicain Paul Biya ne s’est pas fait attendre, même comme il a repris un vieux disque rayé pour ce faire.

Le vieux disque de l’illusion d’un débat public sur un changement constitutionnel permettant à Paul Biya de briguer un nouveau mandat de sept ans, suivi de la déclaration « je vous ai compris » par le vieux dictateur, ainsi que par l’annonce des élections présidentielles anticipées, est bien connu des Camerounais.

La stratégie du changement constitutionnel et des élections anticipées est d’ailleurs ce qui reste à Paul Biya, aujourd’hui prisonnier de son propre système. Désireux de se retirer du pouvoir, le dictateur de Mvomeka’a est cependant hanté par le spectre d’un successeur qui lui ferait subir le sort qu’il avait fait subir à Ahidjo.

De plus lorsque pendant un quart de siècle l’on a bâti un système de corruption, d’impunité et de crimes, les membres d’un tel système aristocratique, connus sous l’appellation des « élites », n’accepteront pas que leur chef de bande prenne tranquillement sa retraite, en les abandonnant entre les mains d’un imprédictible successeur. Biya est donc contraint de briguer un nouveau mandat.

Le spectre des coups d’État comme argument de campagne aux élections anticipées

La presse camerounaise s’était récemment ruée sur les pas de Paul Biya qui donnait l’impression de douter de l’annonce par le ministre de la défense, Remy Re Meka, il y a quelques mois de la découverte d’un coup d’État en préparation par le capitaine Guérandi Mbara.

Sur le point de voyager pour une rencontre en France avec Nicolas Sarkozy, Paul Biya avait ordonné à Ze Meka de libérer les européens arrêtés, afin d’étouffer de tels bruits d’instabilité au Cameroun. D’autant plus que le conflit de Bakassi, dont il se targuait d’avoir gagné, est en résurgence, avec l’assemblée nationale nigériane qui demande aujourd’hui à Umaru Musa Yar’Adua de suspendre tout retrait nigérian de la région en dispute.

La presse avait en effet vite conclu que Ze Meka était désavoué et que sa tête ne bénéficierait que d’un sursis. Pourtant, dans le silence, Paul Biya avait demandé à Ze Meka de poursuivre son enquête, dans l’espoir qu’il pourrait en utiliser les résultats pour une éventuelle quête de popularité lors des élections présidentielles anticipées qu’il entend organiser bientôt.

C’est ainsi que les officiers et soldats de l’armée camerounaise dont les noms figurent ci-dessous continuent, sur ordres de Ze Meka, d’être détenus, torturés et ordonnés de faire des aveux sur des actions qu’ils ignorent. La liste nous est parvenue des sources de l’armée camerounaise.

Ce dernier a demandé il a quelques jours au ministre de l’administration territoriale Marafa Amidou Yaya de faire arrêter par ses gouverneurs et préfets une longue liste d’individus indésirables, afin de les accuser de crimes politiques. Marafa aurait refusé de le faire et ce torchon continue de brûler au moment où nous mettons sous presse.

Dans sa lutte contre des faux coups d’États en préparation, Rémy Ze Meka en escompte une décision de Paul Biya de le considérer comme le plus méritant parmi ses successeurs potentiels. Que Biya brigue un nouveau mandat n’arrange donc pas les Meka et les Fong, qui pensent qu’ils méritent le pouvoir.

Le capitaine Guerandi ne se trompait donc pas quand il disait que la lutte pour la succession de Biya est en cours et que son nom est tout simplement utilisé par les protagonistes comme un bouc émissaire.

Le moment est opportun pour libérer le Cameroun par la force

Cependant, à l’intérieur du pays comme dans la diaspora camerounaise à travers le monde, de nombreux esprits savent qu’un seul individu, Guerandi Mbara, hante Paul Biya jusqu’à ce jour. Car en un quart de siècle, Guerandi et ses valeureux compagnons demeurent les seuls qui aient réellement menacé de renverser le pouvoir de Paul Biya.

Il n’y a pas de solution électorale pour renverser le pouvoir Biya. Seule la force armée pourra mettre fin à ce régime despotique, que les Camerounais reconnaissent comme celui qui leur a apporté tous les malheurs dans lesquels ils sont aujourd’hui englués.

Si Guerandi ou tout autre patriote camerounais est capable de déployer une telle force armée, il ne devrait pas hésiter un seul instant de passer en action maintenant. Car, un nouveau mandat présidentiel de Paul Biya plongera le Cameroun dans le chaos des luttes de faction et de la guerre civile.

Il faut éviter aux millions de Camerounais un tel cauchemar, à travers la restauration de la sécurité, la relance de l’économie, l’éradication de la corruption et de l’impunité.

Je sais que des patriotes camerounais tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur sont impatients d’en finir avec le régime Biya. Je crois qu’ils empêcheront par tous les moyens que Paul Biya conserve le pouvoir ces prochaines années.


NOMS DES PERSONNES EN DETENTION

Sécurité militaire
1. Lieutenant colonel KOUE Emmanuel
2. Lieutenant MUE
3. Lieutenant NOMO
4. Lieutenant HOUE Charles
5. Second maître OUSMAN Boukar
6. Second Maître BOUKONO
7. Adjudant BOBIE
8. Caporal chef SAMBA NYAME
9. Caporal chef  NDONFACK
10. Caporal chef NJIKAM
11. Mr GNOWA Luc
12. Mr AKTAYE Isaac

Secrétariat d’Etat à la défense (sous-sol)

13. Second maître LITASSOU
14. Second maître OUSMANOU André
15. Sergent chef  WAPI
16. Maréchal des logis GASISSOU
17. Sergent MADOU A.
18. Sergent NKOUE
19. Caporal-chef KAYAKOA
20. Caporal chef  BELINGA AMOUGOU
21. 1ère classe  BELINGA AMOUGOU
22. Mr MBALLA ONDOUA
23. Mr MBOKO
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